Comment c'est... ailleurs ?

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01:18, 6/01/2010, Coco .. 0 commentaires .. Lien
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Playa del Coco, le 06 Janvier 2010

 

Hello !

 

Je suis bien conscient que le dernier article n’était pas franchement passionnant mais il l’était tout autant que mes 15 jours à Puerto Viejo, mais c’est exactement ce que je cherchai. Pour revenir sur ces quelques jours, il n’y a pas eu de soirée de noël, les restaurants semblaient faire une bonne soirée mais il n’y avait absolument aucune ambiance particulière, spécialement à mon hôtel ou j’avais l’impression que tout le monde s’en foutait comme de l’an 40, moi en premier finalement, ce qui fait que je n’ai pas eu les ‘boules’ plus que ça de ne pas être avec la famille, les amis.

 

Le samedi (26/12), je suis allé un peu plus au sud, dans le village de Monzanillo pour voir ce que proposait le club de plongée et c’était plutôt alléchant, plongée depuis la plage (une première pour moi) et du coup à un tarif modéré. Le hic, son compresseur (pour remplir les bouteilles d’air) était en panne, la date de la plongée devenait aléatoire, je lui laissait donc mes coordonnées à l’hôtel pour qu’elle puisse me joindre et me confirmer le rdv.

 

C’est finalement le lundi que j’y suis allé, en bus. Et oui, car sinon, ayant le temps, je partais à pied et faisait du stop sur la route (ya qd même 15 km). Et, je ne sais pas pourquoi, enfin si un peu, c’est une petite minette qui plane complet qui tient la boutique, on ne pouvait plonger à l’heure prévue parce qu’elle devait absolument accueillir un groupe VIP qui est arrivé avec 1h de retard, juste au moment ou elle s’était décidée à ne plus les attendre. Bref, 10h, on part se mettre à l’eau, les conditions semblent bonnes. Petit hic, au bout de quelques minutes sous l’eau, nous croisons quelques méduses. J’ai horreur des méduses. Nous naviguons sur un banc de sable, je ne sais pas trop ou nous allons car ça fait maintenant 15 min qu’on palme et il ne se passe toujours rien. La guide nous fait signe qu’elle est perdue. Il faut qu’elle remonte à la surface pour se ré-orienter. Elle monte, redescend et on repart. On finit par arriver sur quelques patates rocheuses, mais franchement, ya rien à voir, ajoutez à ça que le temps se gâte, le vent se lève et que donc, dessous, ça devient agité et trouble, on rentre et une autre première : c’était tellement naze que la guide a honte et nous offre la plongée. Heureusement, ça me permet de me défiler car je m’étais engagé pour 2 plongée dans la journée ! Pour rentrer, technique habituelle : du stop et là encore, une belle surprise, un taxi s’arrête, je lui demande son prix, il me fait la course à 2x le prix du bus. Je décline l’offre poliment et du coup, il m’annonce que la course est gratuite. Yes !!

 

Mardi, mercredi, bof, rien de neuf sous le soleil. Jeudi, Lucie arrive pour le nouvel an. Nous avons réservé dans le restau le plus chic de la ville. Le cuistot est français, et lorsque je l’avais vu faire pour noël (sa cuisine donne sur la route), j’ai été bigrement alléché, j’en ai parlé à lulu sachant à qui j’avais à faire et que ça ne ferait pas un pli. Le repas a donc été sous le signe du poisson. Ensuite, ben, rien de bien terrible, la fete ne semblait pas battre son plein en ville alors, retour à l’hotel, petit repos avant d’aller boire une petite coupette d’un truc horrible offert par le bar de l’hotel et hop, au lit ! C’était pas bien glorieux, je vous l’accorde, mais c’est ainsi…

 

Jeudi, vendredi, samedi ont continué à être fort tranquilles, agrémentés de bon p’tits dej. Ensuite, dimanche, parce qu’il fallait bien que ça cesse un jour, j’ai pris le bus, et ça m’a pris la journée, mais j’ai fait une grande diagonale pour aller dans le nord ouest du pays, sur la cote pacifique à Playa del Coco. Je suis arrivé à 19h30, il faisait nuit et trouvé un hotel pas cher n’a pas été chose aisée, ça s’est même révélé impossible : lorsque je demandais à quelqu’un ou je pouvais aller pas cher, ils me parlaient tous d’un hotel à 40$ la nuit !! Quand je leur demandais s’il n’y avait rien à 10$ (ce que je payais à Puerto Viejo), ils me riaient au nez. Bref, j’ai fini par trouver une piaule à 20$.

 

Lundi : objectif, trouver le club de plongée dont on m’a parlé, réserver pour mardi et voir si je ne trouvais pas quelque chose d’un peu moins cher pour dormir, sinon, ça sentait le départ… Et finalement, comme quoi, la communication, ça a du bon, c’est en papotant avec la fille du club de plongée que j’ai trouvé : elle m’a parlé de Linda, une dame adepte du couchsurfing. Le couchsurfing, je vous en avais déjà parlé, c’est des gens qui se proposent pour vous filer un lit dans la chambre d’amis ou sur le canapé, comme ça pour le plaisir de rencontrer de nouvelles tetes. Je l’appelle, on se fixe rencard, elle m’emmène chez elle et il y a déjà un belge, mais elle a 2 chambres d’amis, alors ça va le faire. Comme j’ai déjà réservé ma piaule à l’hotel pour le lundi soir, on se met d’accord pour demain mardi, après ma plongée. En fait, ça tombe bien parce qu’elle habite assez loin de la ville et ça m’aurait pris un temps fou d’y aller à pied de bon matin pour aller plonger.

 

Je profite de mon lundi aprem pour découvrir la ville et c’est à peu près tout ce que j’ai évité depuis mon départ. Une ville balnéaire dédiée aux américains et aux touristes étrangers qui viennent chercher les tropiques tout en gardant leur confort occidentale,ya des résidences surveillées partout, des murs d’enceinte surélevés de barbelés, bref, rien qui vaille, mais bon, je suis là et j’ai trouvé un lit à l’œil, ya même une piscine, donc ça va le faire. Autant en arrivant, j’étais décidé à partir assez vite, mais j’en ai vraiment marre de faire mon sac (qui d’ailleurs n’est plus très loin d’exploser) et de prendre le bus, alors, je me dis que finalement, c’est pas si grave, je vais rester.

 

Mardi, 2 plongées terribles. C’est pas les grandes eaux turquoises avec 30m de visibilité, mais la première plongée me donne l’occasion de recroiser une triplette de requins à pointe blanche (les mêmes qu’au panama) et la deuxième, après 86 plongées, ça y est, j’ai enfin pu voir des raies aigles, 2 en fait. C’est tout simplement majestueux. Au contraire de nombre d’autres raies qui ont tendance à rester au fond, celles-ci se promènent en pleine eau et le spectacle est vraiment à tomber. Je vous invite fortement à aller voir sur google et/ou youtube (spotted eagle ray). Et tant qu’on y était, on a eu droit à eu demi-douzain de sting ray ! J’aurai vu pas mal de truc en plongée et je crois que maintenant, il me reste à trouver la fameuse et mythique raie manta et mon palmarès de plongeur commencera à avoir de la gueule. Ensuite, et bien, j’ai pris la route pour aller chez linda ou il n’y avait personne. Yann, le belge est finalement arrivé 2h plus tard et m’a appris que Linda était partie à Liberia (1h de route). La soirée a été vite pliée, tout le monde au lit de bonne heure.

 

Aujourd’hui, dans la série ‘communication’, Linda m’en a fait 2 belles… La première : ‘Sébastien, tu comptes rester jusqu’à quand ?’ Réponse : ‘et bien comme je te l’ai dit hier, quelques jours, je pense jusqu’à la fin de la semaine’. Et en fait j’ai tout de suite compris pourquoi elle me reposait la question : ‘c’est parce qu’en fait, il y a 4 personnes qui arrivent demain et je leur ai dit oui ya longtemps…’ Donc, je suis viré dès demain, ce qui me renvoie à la case départ, que faire de mes dix doigts. C’est vrai ya plein de trucs à faire, genre des balades en foret, et tout et tout, mais je dois vous avouer que le cœur n’y est plus. Alors à voir… Et le deuxième truc : ‘Sebastien, je vais en ville, est-ce que tu veux venir avec moi ?’ Réponse : ‘Non, ça va merci, je vais rester tranquillement à la maison et rédiger mon blog’ ce à quoi elle me répond : ‘en fait, je n’ai pas l’habitude de laisser les gens seuls chez moi, Yann, c’était différent…’. Bon, c’est bon, j’ai compris, je viens avec vous… Ces deux coups m’ont un peu refroidi sur mes ambitions de sociabilisation et de discussion à la maison. Demain, je suis viré, je retourne en ville, alors, pour aujourd’hui, je vais rester tranquillement à la maison et… rédiger mon blog !!! J’ai quand même fait l’effort de parler un peu avec elle et j’ai eu l’impression de retrouver Kate (la première femme chez qui on a fait du woofing à perth) dans 40 ans. Elle a tous les malheurs du monde, elle est incapable de s’organiser, râle qu’elle n’a pas de fric mais en passe dans tout un tas de conneries, j’en passe et des meilleurs. Quoiqu’il en soit, il est 18h et mon blog est à jour, YES !

 

A très très très bientôt,

 

Seb

 

PS : c’était probablement un des derniers articles, je dirai l’antépénultième !




BONNE ANNEE 2010 !!

17:42, 1/01/2010, .. 0 commentaires .. Lien
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Costa Rica, la Pura Vida !

16:21, 26/12/2009, Puerto Viejo .. 0 commentaires .. Lien
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Puerto Viejo de Talamanca, le 26 Décembre 2009

 

Hello et bienvenue en Jamaique !

 

Et oui, je suis au costa rica, mais sur la cote caribéenne, proche de la jamaïque d’où de nombreux esclaves sont venus pour travailler dans la culture de la banane (qui a fait l’essor de la region). Du coup, ce petit village a une concentration de noirs comme nulle part ailleurs au costa rica et la vie va tranquille… On y parle plus anglais que n’importe quelle autre langue et les locaux parlent un créole (mix anglais-espagnol) auquel je ne comprends rien du tout. Il y a des touristes, mais ce n’est pas la cohue non plus, des touristes locaux qui sont venus se détendre pour les fetes de fin d’année et un bon nombre de vieux hippies ayant atterri ici il ya longtemps et n’ayant apparemment pas trouvé la force de quitter ce petit coin de paradis où le surf est roi ! ah oui, une petite remarque entendue hier par un américain qui nous a pris en stop : ‘ici, il est plus facile de trouver n’importe quelle drogue que de l’essence !’

 

Mes journées son donc relativement tranquilles et je vais vous épargner une énumération fastidieuse en vous disant que toutes mes journées ici se ressemblent avec un réveil matinal, une bonne session plage, un retour à la maison pour la sieste, et enfin petite soirée tranquille avant de se coucher de bonne heure. Le temps s’est nettement amélioré depuis le jour de mon arrivée. Je me marre à l’hotel en voyant quelques personnages faisant partie des murs mais à priori pas du staff qui montent chacun leur petit business dans l’hotel comme la vente de café le matin. Voilà, le temps fait tranquillement son œuvre pdt que je recharge mes batteries après une bien belle année !

 

Bonnes fêtes à tous !

 

Seb




Panama, j’suis plus là !

02:05, 19/12/2009, Boquete .. 0 commentaires .. Lien
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Boquete, le 19 Décembre 2009

 

Hello !

 

Et bien voilà, 9 ou 10 jours après être arrivé, je repars déjà… Entre-temps ? Une erreur, un peu de plage, un peu d’inattention, et une petite mise au vert. Retour sur les évènements.

 

Samedi dernier, nous nous décidons avec Lucie à partir à la plage, pour prendre le soleil, sauf qu’une de ses rencontres de voyage nous conseille la ville de Pedasi, connue pour être la ville natale d’une ancienne Présidente du Panama (c’est fou comme les pays d’amérique du sud/centrale, réputé ‘machiste’ ont un temps d’avance sur nous sur ce point là, mais ce n’est as le sujet). Soit-disant que la plage est belle… Bref, dimanche matin, de bonne heure, de bonne humeur, on se lance et prenons une paire de bus pour rejoindre la fameuse ville de Pedasi. Et à l’arrivée, c’est la déception, charmante petite bourgade mais il n’a pas l’air de s’y passer grand chose et à la plage est à 1/2h à pied. Nous faisons le tour des hôtels pour trouver une piaule, le premier où nous allons est guère engageant, mais pas chère. Nous annonçons à la patronne que nous allons faire le tour et elle nous répond un ‘oui’, du genre, ‘faites ce que vous avez faire, vous allez revenir’, et ça en tarde pas, le reste des hébergement de la ville est 3 à 4 fois plus cher… Avant de se mettre en route pour la plage, je tombe sur une rencontre de Quito, un père de famille de nationalité américaine, mais qui a (enfin avait) des maisons en équateur et en possède aussi une à Pedasi… on n’a jamais vraiment compris ce qu’il faisait. On se tape 1/2h de marche pour arriver à une plage pas si terrible que ça qui nous confirme ce que nous pensions en arrivant : il faut se tirer le plus vite d’ici, pour Santa Catalina, notre premier objectif. Le soir, nous retombons sur l’américain qui nous invite à venir manger chez lui. Soirée bien agréable, on apprend que les stars hollywoodiennes viennent passer leurs vacances ici, ils en sont super fiers. Il nous donne rdv le lendemain à 7h pour aller voir les environs, ce qui nous emballe guère car nous comptions mettre les bouts, mais son emballement nous pousse à accepter.

 

Lundi matin, nous sommes à 7h devant chez lui, mais il ne se pointe pas, nous attendons un peu, mais pas trop et prenons le premier bus pour quitter la ville et c’est 5 bus plus tard, avec toujours des correspondances en 15 à 20 min, en fin d’aprem que nous arrivons à Sta Catalina qui paraît bcp plus proche de nos attentes. Petit village de bord de mer, avec nombre de ‘cabanas’ : petites guérites sommaires, mais à petit coût avec hamac. C’est charmant tout plein, ça a l’air vivant et il y a quelques touristes sans être surpeuplé. Nous nous laissons embarquer par un homme à la sortie du bus qui nous vend ses cabanes à l’extérieur du village. Et c’est vrai que c’est beau et que c’est peinard, mais le soir, après avoir mangé et avoir bu quelques bières, c’est bien relou de rentrer à la maison, surtout quand on n’a pas de lampe… donc, mardi matin, on se rabat sur une cabine ‘en ville’, ou plutôt, en centre-bourg, pour le même prix et tout aussi calme !

 

… A ce moment-là de l’écriture du récit, j’ai fait une pause, et maintenant, je suis à La Cahuita, au Costa Rica, 2 jours plus tard, le 21 décembre 09…

 

L’essentiel de la journée de mardi a été consacré à ne rie faire sur la belle plage ‘les esteros’. En fin de journée, nous avons réussi à réserver un tour en bateau pour le jeudi. Lucie irait faire du snorkeling et moi de la plongée autour de l’île de Coiba.

 

Mercredi, après un p’tit dej bien sympa dans une ‘panaderia’ (boulangerie/patisserie) où la seule pièce est la cuisine et on peut donc y voir les mamas pleines de farine cuisiner les cookies et autres gateaux sous nos yeux, nous décidons de profiter de notre cuisine et d’ acheter du poisson, parce qu’après-tout, on est au bord de la mer. On trouve finalement de beaux poissons de 750 grammes chacun et le tout nous coûte royalement 2$ !! Dans l’aprem, alors que nous ne savions pas encore comment nous allions cuisiner ces poissons ni même comment les accompagner, je suis tombé sur des vendeurs de langoustes, exactement ce que je cherchais. Mon sang ne fait qu’un tour, je avis chercher lulu à l’hotel et y retournons pour y acheter un bon stock de langoustes que nous accompagnerons de qques légumes. Elles ne sont pas aussi grosses et aussi bonnes que celles trouvées en équateur, mais bon, elles font l’affaire !

 

Jeudi, journée gavage avec cette sortie en mer, le temps n’est pas trop ensoleillé, mais qu’importe, moi, je vais sous l’eau et la première plongée, c’est une véritable orgie de requin, j’en ai vu un sacré paquet, des ‘white tipped shark’ : des requins avec la pointe des ailerons blanche. Ils ne sont guère impressionnants (1m20 à 1m40) et plutôt calmes (ils chassent de nuit généralement), amis qd même, ça fait un peu bizarre… La deuxième plongée est un peu moins impressionnante mais sympa tout de même. Lucie semble avoir apprécié le snorkeling bien qu’elle se soit faite piquée par un bon paquet de minuscules méduses, inoffensives selon les locaux. Le soir, de retour à l’hotel, nous sommes littéralement épuisés et pourvu d’une flemme comme rarement, mais voilà, nous avons ces deux énormes foutus poissons à cuisiner. Nous pensions les faire au barbecue, mais voilà, il faut faire un feu… d’où l’idée d’aller voir le resto d’à coté qui propose des grillades et de lui demander à faire cuire nos poissons sur son grill. Il accepte, contre 1$ le poisson. Vendu. Oui, mais il nous annonce que notre poisson, on ne peut pas le faire griller comme ça, il a la peau trop fragile, il faut le préparer en papillote. On ne coupe pas un peu de boulot. Mais pour l’accompagnement, encore une fois, on la joue poil, que dis-je canne dans la main, on lui demande si il peut nous vendre 2 salades et si on peut manger les poissons chez lui. Enorme, on mange nos poissons au resto ! et puis hop, au lit !

 

Vendredi matin, départ aux aurores pour aller voir Boquete, au centre du panama et il nous ne faudra pas moins de 4 bus pour y arriver. J’ai failli perdre mes doigts sur la route : dans un resto où nous avons fait une pause pour déjeuner, j’ai enlevé mon sweat sans faire attention au plafond, très bas et pourvu d’un ventilateur en fonctionnement. Et bien ça fait plutôt mal !

 

Nous finissons par arriver en fin d’aprem, mais voilà, le sale temps est de la partie, ce qui nous motive guère à sortir. Le paysage est soit-disant très joli, mais nous ne voyons pas grand chose à cause des satanés nuages. Nous allons donc au supermarché, achetons des pates, des tonnes de fromage, une bonne bouteille de vin, des bières leffe (ah, quel palisir de boire une vraie bonne bière) et rentrons à l’hotel pour une orgie !

 

Samedi, le temps n’est toujours pas au rdv et malgré la kyrielle d’activités proposées, nous glandons fermement toute la journée à l’hôtel pourvu d’un wifi very hi-speed !

 

Dimanche, c’est l’heure du départ, lucie part à San José, la capitale du Costa Rica pour accueillir sa maman et moi, je pars à Cahuita, sur la cote caribéenne sud du Costa Rica. J’y arrive en fin d’aprem, assez agacé par l’état des routes qui est redevenu en mauvais état après le panama qui avait des routes… du velours ! Je me trouve une piaule, mais voilà, l’endroit, le village ne semble guère animé. Je suis venu, en avance, quelques jours avant noel pour etre sur de trouver une piaule, de peur que l’endroit soit envahi par les touristes américains. Mes soupçons se confirment dans la soirée, y’a pas grand monde.

 

Ce matin, je pars donc explorer la ville voisine de Puerto-Viejo, un peu plus grande et trouve mon bonheur. Cela semble être un grand village avec pas mal de monde, de quoi sortir, des hotels avec un espace commun ou il est possible de faire des rencontres, bref, c’est décidé, demain, je déménage ! Je suis ensuite retrouné à la Cahuita où il faut bien l’avouer, je n’ai pas fait grand chose.

 

Voilà, en espérant que Puerto Viejo m’apporte de bonnes rencontres, je vous souhaite à tous un joyeux noel !

 

Plein de gros bisous,

 

Seb

 




Panama me voilà!

01:30, 12/12/2009, .. 0 commentaires .. Lien
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Panama City, le 12 Décembre 2009

 

Hello !

 

Ça m’a finalement coûté 3 fois plus cher qu’à Lucie, mais j’ai réussi, je suis au Panama. Déjà pour aller d’Australie en Nouvelle-Zélande, ça m’avait coûté 60$ et elle rien et là ça m’a coûté 140$ et elle 56… C’est à n’y rien comprendre, mais malheureusement, c’est ainsi.

 

Bref, je suis à Panama City. J’ai atterri hier soir, enfin hier après-midi et l’atterrissage se fait au bord de la mer, en pleine jungle, de quoi se demander si je suis bien à destination. Mais, oui, je suis bien à Panama City. Sortie d’avion, et là, je ne sais pas ce qui se passe, mais je m’oublie complètement, et c’est au bout d’une demi-heure d’errance dans le terminal que je me rappelle qu’il faut que j’aille aux services d’immigration et surtout, surtout, récupérer mon sac !!! Plus de peur que de mal, je récupère mon sac, sors de l’aéroport, et là, la chape de plomb. Il fait chaud, très chaud, et c’est humide, très humide. Ça tombe bien, c’est aussi pour ça que je suis venu. Un taxi, on traverse la brousse, puis d’un coup, c’est Manhattan, des gratte-ciel en veux-tu, en voilà, puis, on continue et on arrive dans Casco Viejo, le vieux Panama, au style colonial. J’étais sur liste d’attente dans un hôtel, j’y vais, y a de la place, cool. Ce qui l’est un peu moins, c’est les prix. La nuit passe à 12$, avec le p’tit dej, ok, mais quand même. Au pérou/bolivie, c’était de l’ordre de 3 à 4$ la nuit, puis 6 à 8 en équateur, maintenant 12, il va falloir que cette inflation cesse.

 

L’hôtel est une grande auberge de jeunesse, pour 12$, j’ai tout juste un lit dans un dortoir de 10 pers, mais avec ventilo et fenêtre, ce qui ne semble pas être le cas de tous les dortoirs. Depuis le balcon, on a une superbe vue sur le nouveau panama, qui se reflète dans l’eau calme de la baie. Une partie de poker se lance, on me propose un siège, oui mais voilà, c’est 5$ l’entrée. C’est un peu risqué pour mes finances, mais le démon du jeu me rattrape, je prends place et je souffre. Je ne peux jouer aucun tour tellement j’ai des cartes de merde. Je sais bien que ce qui compte, c’est mon attitude plus que les cartes, mais quand on est sur de perdre, mieux vaut s’abstenir. Alors, c’est ce que je fais, je m’abstiens, j’attends que ça passe et en ne jouant que 2 ou 3 coups, je me retrouve en finale. Et après ce que j’avais vu, c’est-à-dire qu’aucun d’entre-eux ne semblait avoir d’expérience dans le poker, la logique finit par s’imposer, et je gagne le magot 25$$$ C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, ça veut dire bcp ! Sur ce, bon joueur, je leur paye une bière et vais me coucher. Avec cette chaleur, je ne dors pas d’un sommeil de plomb, mais ça va.

 

Ce matin, réveil de bonne heure pour profiter des pancake inclus dans le prix de la nuitée puis départ pour visiter le fameux canal de Panama. Je me rends donc au Miraflorès Lock, comprenez l’écluse Miraflorès. Petit cours d’histoire. C’est nous, les français, qui avons commencé le canal, fort de notre expérience du canal de Suez. C’était à la fin du XIXème siècle, amis malheureusement, suite à des pbs techniques et financiers, nous devons abandonner le projet qui sera repris par les américains qui termineront le projet au début du XXème siècle. Ils garderont la concession du canal jusqu’au 31 Dec 1999, date à laquelle ils se font mettre à la porte par les panaméens qui retrouvent leur souveraineté sur le territoire. Du coup,  ils (les panaméens) en profitent pour chasser tous les américains qui ont quelques bases militaires. Ce canal est une véritable fierté nationale. Ils sont aujourd’hui en train de réaliser de nouvelles écluses, pour accepter des bateaux encore plus grands. Il faut savoir que jusqu’à récemment, les porte-containers étaient construits en fonction de la taille des passes du canal de Panama. Malheureusement, le projet d’agrandissement a été fait en fonction de ce qui se fait aujourd’hui et les détracteurs du projet disent que lorsqu’il sera fini, en 2014, le nouveau canal ne sera pas adapté aux bateaux d’alors. Voilà pour l’histoire, sinon, pour le reste, ceux qui ont vu le canal du midi, ben, c’est pareil, mais en un peu plus grand.

 

Au retour, mon changement de bus se fait à Albrook Mall, un gigantesque centre commercial, tout ce qu’il y a de plus occidental mais avec une logique défiant toute épreuve, et surtout, directement opposée à celle du vieux panama. Je m’explique. Au centre commercial, il y a une entrée ‘Tigre’, une entrée ‘Rhino’ et ainsi de suite. A l’intérieur, ya le passage ‘dauphins’ ou encore ‘pingouins’. Mais à votre avis, l’entrée ‘Tigre’, elle est avant ou après l’entrée ‘Rhino’ ? Et à l’opposé, le vieux panama, c’est Avenue A, Avenue B, et ainsi de suite pour les grandes artères et Rue 1, Rue 2 etc… pour les transversales. Ya pas plus simple.

 

Vers 14h, je retrouve Lucie qui rentre d’un séjour sur les îles San Blas, nous allons manger un bout ensemble, puis nous promenons dans Casco Viejo, magnifique quartier qui mêle des bâtiments superbement restaurés et d’autres dans un état de délabrement bien plus avancé.

 

Enfin, petit mot sur les gens. On sent qu’on se rapproche des caraïbes… Les locaux ont perdu le côté ‘indien’ que l’on trouve en amérique du sud pour devenir, plus grands, plus costauds et plus…. blacks !

 

Il est maintenant 18h30, il av être temps d’aller faire quelques courses pour se faire à manger à la maison.

 

Bises,

 

Seb




Ecuador, this is the end !

02:51, 10/12/2009, San Francisco de Quito .. 0 commentaires .. Lien
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Quito, le 10 Décembre 2009

 

Drôle de semaine. Dimanche dernier, je pensais laisser Lucie partir au Panama mardi puis partir à la plage pour la semaine qui me restait (mon vol pour le Panama est le 15 dec). Lundi, comme prévu, nous sommes partis à Papallacta, à 2h qu’ils disaient, pour aller aux plus beaux thermes d’équateur. Et il faut dire que nous n’avons pas été déçus, c’était magnifiquement aménagé, les bassins étaient très bien entretenus, il n’y a avait pas grand monde et tout ça fait que nous n’avons regretté ni les 7$ d’entrée (c’est une somme en équateur) ni les 4h de trajet pour venir. Au final, une superbe journée dont nous sommes rentrés vannés.

 

Mardi matin, derniers moments avec Lucie, nous traînons dans le quartier, notamment à la recherche de guides sur le Panama. Nous finissons par les trouver dans une petite librairie. C’est une librairie type ‘book exchange’, on peut y revendre nos livres, mais j’ai du mal à me séparer de mon guide sur l’amérique du sud. C’est du volume, c’est du poids, mais je le garde. Un dernier repas, j’accompagne Lucie jusqu’au bus pour l’aéroport puis me dirige en ville pour faire un truc qu’il était temps de faire. Je vais me faire raser. Je n’ai pas coupé un poil depuis la venue de maman, le 10 septembre, 3 mois !! Je m’y étais habitué, à ma barbe, je l’aimais bien même, mais je dois reconnaître que cela ne devait pas me donner l’air le plus sociable qui soit et surtout, je ne voudrai pas rentrer avec une affreuse marque de bronzage sur la figure. Et oui, ce mardi, je pense encore partir demain matin à la plage. Je passe ma soirée avec Chris puis nous disons adieu.

 

Mardi soir, je pars me coucher, convaincu de prendre le bus de bonne heure le lendemain matin. Oui, mais voilà, la nuit porte conseil, je me lève en me disant que je n’ai pas vraiment envie de me cogner une journée de bus aller et une journée de bus retour. De plus, pour tout expliquer, si je pars au Panama le 15, cela me laisse peu de temps pour préparer les fetes de fin d’année. J’aimerai bien me trouver un coin sympa (j’ai à ce jour jeté mon dévolu sur ‘La Cahuita’, une plage caribéenne au sud du costa rica) et y arriver 2/3 jours avant noël, histoire de sympathiser et y rester au moins jusqu’au nouvel an. Oui, mais voilà, pour ça, ça ne me laisse que 5 jours au Panama. De plus, ça fait un bon mois que je suis en équateur, des plages, j’en ai vu et j’en reverrai. Donc, au réveil, je me dis que si je peux déplacer mon vol pour le plus tot possible, je fonce au Panama, sinon, comme prévu, je vais à la plage.

 

Jeu de piste à travers la ville pour trouver une agence Copa Airlines pour modifier mon billet, je finis par les trouver et lorsque je m’entretiens avec l’agent, celui-ci m’apprends que mon billet est caduque. Je lui parle de Lucie qui a pris son vol la veille. Selon lui, c’est une erreur du personnel de l’aéroport qui n’aurait jamais du la laisser passer. Je n’en suis plus à demander un changement de date, mais tout simplement une confirmation que je peux prendre mon vol le 15 dec. Il me demande de repasser vers midi, pour qu’il puisse s’entretenir avec le siège à Panama. Je repasse et tout se confirme, sa seule recommandation est que j’aille le 15 à l’aéroport et que je serre les fesses pour passer comme Lucie.Je sui de retour à 14h à l’hotel, et du coup, ne peux pas joindre mon agence de voyage à Marseille (6h de décalage). Si je veux partir à la plage en équateur et que ça vaille le coup, il faut que je parte demain, jeudi, mais je n’abdique pas. Jeudi matin, réveil aux aurores (5h30) pour tenter de joindre mon agence de voyage, ce qui s’avère un peu difficile, je finis par la joindre au tel vers 9h après l’avoir assailli de mails. Elle me confirme que l’agent de Copa devait être incompétent, qu’elle n’a aucune trace de pb avec mon vol et peut toujours le déplacer. Je lui comfirme que je veux partir le plus vite possible, ya des places demain, vendredi, mais nouveau coup dur, ça buggue, son PC ne veut pas faire la modif. Le dernier bus interessant pour la plage est à 11h40, ça lui laisse 1h30 pour me résoudre ce foutu pb. 11h, je check mes mails, elle me confirme la changement, VICTOIRE !!!! Je pars demain pour le Panama !

 

Et pour fêter ça, cet aprem, je suis allé à la Mitad del Mundo. Un monument et un site sur l’équateur, car si ce pays s’appelle comme ça, c’est bien parce qu’il est en plein dessus et c’est à peine à 20 km au nord de Quito. Quito est du coup à la latitude 0° 0’ 14’’ Sud. Dans le guide, ils disent que c’est pas extraordinaire en soit, mais que ce serait quand même bien ridicule d’être allé jusque là-bas et de pas faire les 20 km pour faire la photo où on est à cheval sur l’équateur. C’est un peu comme si un mec allait en Égypte, sur la mer rouge, à 200 bornes des pyramides et qu’il estimait qu’il valait mieux plonger, j’me comprends… C’est un truc de touriste et je suis un touriste, alors ya des fois, faut faire ce qu’il faut faire… Donc j’y suis allé, et comme prévu, c’était pas transcendant, c’était même un peu ridicule, j’espérai trouver plus de données scientifiques, sur les travaux, recherches qui ont été faits, mais j’ai été bien déçu. Il y avait principalement des restos et des boutiques à souvenir. Il y avait également un planétarium et j’adore faire la sieste en regardant un ciel étoilé avec un mec à la voix grave qui les commente. J’ai fait les photos de touriste, j’ai demandé à quelques personnes de m’aider et je ne savais qu’il était possible de ne pas avoir le sens du cadrage à ce point.

 

Me voilà donc de retour à l’hotel, je pense que demain sera calme, alors j’en profite pour conclure ce chapitre équateur. Drôle de pays. Ils ont tout : des plages superbes, de la montagne, de la haute montagne, de la jungle, une partie de l’amazonie, c’est tout petit, le décor change rapidement, les gens sont plutôt sympa, on sent une américanisation (au sens Etats Unis, parce qu’ici, l’amérique, c’est eux et les Etats-Unis, c’est l’Amérique du nord) bien plus présente qu’au Pérou et en Bolivie, ne serait-ce qu’avec les marques des voitures qui sont également dans un bien meilleur état. Il y un coté plus civilisé aussi avec des feux rouges, une réglementation routière plus présente et donc un peu plus respectée. Dans les quelques villes où je suis allé, je n’avais pas l’impression d’être il ya 20 ans. Les gens ont l’air également de mieux vivre, d’être plus occidentalisés, dans leurs vêtements, sorties etc… Pourtant, ce pays fonctionne de bric et de broc. Il n’y a pas d’électricité 2 à 3 heures par jour parce que l’ensemble du pays fonctionne avec des centrales hydroélectriques et que nous sommes en période de sécheresse, des fonctionnaires ne sont pas payés depuis quelques mois ! Ah oui, un dernier mot sur le climat, dès qu’on n’est pas au bord de la plage, c’est la même chose tous les jours, le jour se lève, il fait super beau, il fait même  très chaud pdt la matinée, puis vers 13/14h, ça se couvre pour se terminer avec quelques gouttes de pluie, parfois un orage la nuit tombée.

 

Voili, voilou,

 

Seb




Tout doucement, tout doucement…

01:50, 6/12/2009, San Francisco de Quito .. 0 commentaires .. Lien
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Quito, le 6 Décembre 2009

 

Hello !

 

Cette semaine est marquée par mes retrouvailles avec Lucie et par quelques grandes réflexions personnelles qui n’ont pas encore abouti sur des réponses, mais ça vient, petit à petit.

 

Sinon, un petit point programme des festivités :

 

Lundi aprem, découverte de la route des cascades, le long de la vallée du rio Pastaza, en moto, svp ! ça se fait surtout en vélo, mais j’avais vraiment envie de refaire un tour de moto !

 

Mardi aprem, c’est balade en canasson. Le mec nous vend un tour de 3 heures qui finalement consistera en 1 heure de cheval pour monter à un refuge perdu dans les coteaux du volcan, 1h de pause, puis 1h pour redescendre.

 

Mercredi matin, rafting. Normalement, c’est vendu comme du rafting dans les white waters, mais comme il a plu dans la nuit, c’est chocolate water. Un bon moment mais sans plus. Le soir, nous allons regarder un match de football opposant Quito à Fluminense (Bresil) pour la finale de la Copa Sudamerica (leur ligue des champions). Quito a gagné l’aller 5-1 à la maison et il s’agit là du match retour. Nous allons dans un bar dédié au football et l’ambiance est électrique, d’autant que Fluminense gagne 3-0 et passe donc tout près de la victoire finale. S’en suivra une grande fête dans toute la ville.

 

Jeudi matin, je me décide à faire le grand saut… à l’élastique, depuis le San Fransisco bridge qui passe à 100 mètres au dessus du rio Pastaza. Je m’y prendrai à plusieurs fois, mais ça y est, c’est fait ! Ensuite, nous avons pris le bus pur Quito.

 

Vendredi, découverte de Quito à pied, notamment le vieux Quito, au style colonial. Le soir, nous avons rdv avec Chris (l’allemand de la plage) pour faire la fete. Cette semaine, c’est la fete de l’indépendance que Quito. Toute la ville est en bleu et rouge, ya des bus (des chivas) qui sillonnent la ville avec une banda sur le toit et les gens qui font la fete dessous. Nous commençons dans le vieux Quito où c’est une grande fete de rue puis allons dans Mariscal (ou nous habitons) pour trouver une fête plus ‘jeune’ avec des bars pleins et boites de nuit remplies à craquer.

 

Samedi : voyage d’une journée à Otavalo, dans le nord, pour faire un tour au marché, le plus connu et le plus grand d’équateur.

 

Aujourd’hui, dimanche, et bien rien, comme des gros manches, mais ça fait du bien.

 

Je sais, c’est pas l’article le plus sympa que j’ai écrit, mais bon, y’a des jours sans. Je parle de motivation bien sur.

 

Allez, @  +

 

Seb




Quel froid !

22:40, 30/11/2009, Baños de Yunga .. 0 commentaires .. Lien
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 Banos, le 30 Novembre 2009

 

Effectivement, mercredi a été le jour du départ, pour aller vers le nord, dans un petit port de pêche nommé Puerto Lopez. Seulement 1h de bus, c’est exceptionnel, et ça fait du bien. Je suis toujours avec Rocky et nous nous entendons plutôt bien. Nous trouvons notre hotel et rencontrons un couple de Rocky a connu en Colombie ! Le premier jour comme d’habitude est consacré à petit tour de la ville, pas bien grande. C’est jour de ligue des champions, nous tentons de trouver un bar pour regarder le match à 3h de l’après –midi, mais ici, c’est toute la ville qui n’a pas de courant tous les jours de 15h à 18h et c’est réglé comme du papier à musique. Tant pis.

 

La principale attraction, en ville, c’est le marché des pêcheurs, le matin, sur la plage et la visite de l’île de la Plata, à 40 km des côtes, surnommée ‘Galapagos pour les pauvres’ car il y a de jolis oiseaux & poissons exotique et que c’est bien plus abordable. Le marché, on verra ça plus tard, mais l’île de la Plata, c’est sur, c’est pour demain. Il y a aussi quelques club de plongée et ça me titille. Je vais à l’île de la Plata et si ça me plaît, je me prends une journée plongée. La Plata c’est l’argent, le métal, mais aussi les pépètes. On ne sait pas trop si l’île s’appelle ainsi pour une vieille histoire de trésor enterré par Francis Drake ou si c’est pour sa richesse naturelle. Bref, jeudi matin, on se met en route pour le port. Rdv à 9h30 précises nous avient-ils dit, on partira vers 10h15… 1h de bateau plus tard, nous découvrons l’île, seule au milieu du pacifique. Les nuages sont assez bas, je ne vois plus la terre ferme. A la différence des galapagos qui ont emergées des bas fonds, l’île de la Plata était autrefois reliée au continent. Nous y découvrirons principalement les ‘blues footed bubbies’ en pleine période de ponte. Je trouve qu’ils ont une gueule très cartoonesque. Ensuite, après la petite promenade, nous avons droit à une petite session snorkeling où j’apercevrais quelques poissons-anges, ce qui finit de me décider à aller plonger le lendemain.

 

De retour au port, je passe à l’agence de plongée pour réserver, mais c’est fermé. Je demande à la commerçante voisine à quelle heure j’ai une chance de trouver le patron et elle m’indique de repasser d’ici une heure ou deux. Pas de pb, je rentre à l’hotel avec Rocky pour quelques parties de billard. A peine arrivés, sur qui tombons-nous ? Chris, l’allemand vu à Cuenca et Montanita, le monde est petit et encore plus à Puerto Lopez car 1/2h plus tard, le patron du club de plongée passe à l’hotel pour me dire que c’est maintenant ou jamais pour réserver pour je ne sais quelle obscure raison. Ce qui m’étonne le plus, c’est comment entre la commerçante voisine qui a du lui dire qu’un gringo (un touriste blanc) était passé, il est remonté jusqu’à moi et m’a trouvé à mon hotel !! Bref, je pars à son bureau pour réserver, mais je ne plongerai pas avec lui car le lendemain, il est guayaqui, je plongerai avec le club voisin. Ainsi soit-il.

 

Il ne se passe pas grand chose à Puerto Lopez, la soirée se passe donc tranquillement à l’hôtel, à jouer au billard et à boire quelques bières. C’est ma dernière soirée avec Rocky qui part demain à Quito. Chris a réservé un tour pour l’île de la Plata, peut-être serons-nous sur le même bateau ?

 

Vendredi. Et bien, non, nous ne sommes pas sur le même bateau, tant pis. Je pars plongér avec mon bateau et le meilleur est à venir. Nous sommes accueillis au abords de l’île par quelques centaines de dauphins sautant dans tous les sens, c’est merveilleux. Le tableau est parfait lorsqu’approchant du port, nous apercevons quelques tortues. Les plongées s’annoncent prometteuses et elles le seront. Pleins de poissons connus, mais aussi et ça fait toujours plaisir, quelques tortues, des serpents, de jolies étoiles de mer. Confiant, je pousse le bouchon à emporter mon appareil photo sous l’eau dans une pochette étanche. Et ça marche ! Aucune fuite et des photos pas trop mal réussies pour une première plongée photo. La petite session de snorkeling me paraît bien fadasse après tout ça mais je prends plaisir à aller à l’eau. De retour au port, nous regardons avec Chris quoi faire pour notre samedi et projetons d’aller à une plage au nord : Los Frailes.

 

Samedi matin, réveil de bonne heure pour aller assister au marché au poisson qui a lieu sur la plage. Les bateaux arrivent, déchargent sur la plage et c’est parti. Ça vide, ça pèse, ça compte dans des petits carnets, ça chasse les oiseaux qui viennent prendre leur petit dej, mais ça laisse les chiens renifler la marchandise.

 

Retour à l’hotel où j’attends Chris en dévorant mon Dan Brown, puis vers 9h, il apparit, m’expliquant qu’il a une autre idée : on peut aller à Agua Blanca, un site archéo à mi-chemin avant d’aller à la plage. Banco. Il fait beau, nous avons tout notre temps et ne prenons pas l’option moto-taxi privée, nous prenons un bus local, qui nous posera sur la route, restera 5km à pied. Ok. On marche, on marche, et peu avant la fin, une voiture nous prends en stop, cool. Nous effectuons la visite avec un groupe, il s’agit d’une balade d’une bonne heure et demi, présentant quelques vestiges de tribus pré-inca et se treminant par un bain dans une source d’eau sulfureuse qui ne sera pas chaude mais qui sentira fort l’œuf pourri, le soufre, quoi.

 

Il est maintenant 13h et il faut repartir de ce trou. Un garde du parc, nous accepte de nous ramener à la route principale dans la benne de son pick-up, mais il faudra attendre qu’il ait bu une bière ou deux avec ses collègues. Puis, il nous faut retourner au village car Chris a oublié sa serviette (toujours du stop, toujours dans la benne d’un pick-up), on mange un bout et on repart, en stop cette fois, mais c’est le bus qui nous prendra en stop pour nous déposer à l’objectif initial de la journée : Los Frailes, mais il est 16h et le garde refuse de nous laisser entrer car le parc ferme à 18h et il faut une de marche pour aller à la plage. Nous argumentons un moment, mais il ne veut rien entendre allant même jusqu’à dire que c’est de notre faute à tous, les touristes, nous faisons tous la même erreur. Je lui explique que si nous faisons tous la ‘même’ erreur, c’est qu’il y a un défaut dans l’organisation et lui demande d’en parler à son chef ce qu’il refuse catégoriquement. Tant pis…

 

Ce contre-temps, nous amène à aller voir la plage de Machalilla, à quelques 500m. Plage sans grand interet mais qui nous fait du bien. Un chalutier est en construction sur la plage et un papé m’explique que la petite barque qui revient du large, ce sont des plongeurs. Ok. Nous voyons la barque s’approcher du rivage et nous moquons joyeusement du slip de bain d’un des 2 hommes jusqu’à ce que je comprenne qu’il est en train de décharger des caisses de langoustes !!! Je suis les caisses, demande si on peut en acheter, c’est pas la bonne personne, j’en passe 3 comme ça jusqu’à trouver le patron qui nous invite à le suivre à sa boutique. Il découvre ses caisses, il a des dizaines de langoustes, petites et grosses. Le prix ? 4$ la livre, 5€30 du kilo que l’on négocie même à 4€60 !! Va pour 2 belles langoustes que nous allons nous préparer dans la cuisine de l’hotel. Et c’est pas tout, le prix des langoustes inclut la course (dans la benne du pick-up, comme toujours) pour le retour à Puerto Lopez car le boss y va. Cool. Comme d’habitude, il faut savoir profiter des contre-temps et des nouvelles opportunités. C’est la première fois que Chris va manger une langouste, il est excité comme un gosse et nous faisons de sacrés jaloux à l’hôtel. Je regrette même de ne pas en avoir pris plus que ça. ON est samedi, mais il ne se passe toujours rien à Puerto Lopez, la soirée sera donc à l’hôtel, à jouer au billard et à boire quelques bières. Mais demain, c’est sûr, on va à Los Frailes.

 

Dimanche, réveil et mise en route vers les Frailes, on va y arriver après un peu de stop, une marche d’une petite heure guère intéressante si ce n’est 2 points de vues sur la cote. Nous y passons un bon moment, j’en profite pour enfin terminer mon thriller, mais devons nous remettre en route car Chris a un bus a 15h pour filer au nord. Je n’ai pas encore complètement tranché, mais à ce moment-là, je souhaite repiquer au centre de l’équateur, vers Riobamba, et pour cela, il me faut prendre un bus à 16 ou 17h pour Guayaquil. Sur le chemin du retour, nous faisons à nouveau prendre en stop, mais cette fois-ci par un moto-taxi qui venait de déposer des clients à la plage et qui nous offre généreusement la course.

 

De retour à Puerto Lopez, c’est le moment des adieux avec Chris, bien que nous nous reverrons le we prochain à Quito, pour la fête de l’indépendance. Quant à moi, j’ai oublié qu’il y avait un bus à 16h et me retrouve à prendre le bus de 17h, qui part à 16h40 !! Une chance de j’ai décidé de passer prendre mon ticket avec un peu d’avance ! Notre trajet passe par la ville de Jipijapa (je le mentionne parce que je trouve le nom de la ville assez drôle), et j’arrive à Guayaquil vers 21h15. Mais maintenant, que faire où aller ? Il y a bine des bus pour Riobamba, mais ça me fait arriver en plein milieu de la nuit et donc ne me motive guère, par contre, à Minuit, il y a un bus pour Ambato (1h30 au nord de Riobamba). Ce bus arrive vers 6h, parfait pour prendre un autre bus d’une heure pour Banos, réputée pour ses piscines thermales et ses activités de plein air. Mon bus arrive à Ambato vers 5h15, ce qui m’étonne, mais un bus prêt à partir pour Banos attend de l’autre coté de la station essence qui a servi d‘arret de bus. C’est quand même pas compliqué d’avoir un bon réseau de bus avec de belles correspondances, non ?

 

J’arrive à Banos une heure plus tard, trouve un hotel, et après une bonne douche un bon p’tit dej, j’apprends en consultant mes mails que Lucie est à Banos, les retrouvailles sont proches. Surement pour cet aprem. Ma matinée se termine tranquillement en vous résumant les derniers évènements, et pour cet aprem, ben, comme d’hab, découverte de la ville et de ce qu’il y a voir/faire.

 

Bien à vous,

 

Seb

 

PS : J’aurai jamais du quitter la plage, il fait un froid de canard ici, j’ai même remis mon jean pour la première fois depuis la Bolivie !!

 

PPS : j’ai atteint le summum de l’intégration, hier soir un colombien m’a demandé si j’étais équatorien !!!




En mode vacances !

01:49, 24/11/2009, Montañita .. 0 commentaires .. Lien
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Montanita, le 24 Novembre 09

 

Je dois bien vous l’avouer, je me suis laissé attraper par la flemme et pas seulement de l’écriture, j’ai perdu la bougeotte et n’y voyez-là aucun regret ni déception, tout va bien. La semaine dernière je m’étais motivé à bouger mercredi sur Guayaquil, mais mercredi y’avait match (vous savez, cette fameuse main de Thierry Henry qui m’a valu d’être chambré par tout le bar), alors finalement, j’ai remis mon départ à jeudi, mais jeudi matin, je sais pas, comme un coup de fatigue alors j’ai remis à ça à vendredi.

 

Bon, j’ai pas été super actif à Cuenca, mais j’ai pas rien fait non plus, j’ai visité un orchidéarium et un musée ‘indigène’, en 4 jours, c’est pas mal, non ? J’ai aussi rencontré pas mal de gens avec qui j’ai pu parler des galapagos et qui m’ont expliqué tous les couts que je n’avais pas envisagé et qui, du coup, m’ont amené à abandonner l’idée. Je m’en suis remis en me décidant à aller passer quelques jours à Montanita, sur la côte. Montanita est réputée pour ses fetes durant le we et ses vagues, parfaites pour les novices.

 

Mais revenons un peu à Cuenca, j’y ai passé 4 jours vraiment tranquilles, à voguer entre les cafés et les petits restos avec divers voyageurs, j’ai réalisé que je souhaitais vraiment lever le pied pour les quelques semaines à venir. J’ai eu ma dose d’expéditions, de musée etc… Je ne fais pas une croix dessus, je dis juste que je vais ralentir le rythme de mon voyage pour prendre le temps de rester à un nombre d’endroits plus réduits.

 

Vendredi matin, j’ai donc pris la route avec Rocky (un anglais) pour Montanita. 5 heures de bus pour Guayaquil où nous sommes arrivés à un terminal de bus digne de notre civilisation occidentale, un peu d’attente, un Big Mac et hop, re-dans le bus pour Montanita que nous atteignons 3 heures plus tard. Sur la route, je contemple tous ces condors planant au-dessus de nos têtes. Leur silhouette est tout simplement majestueuse. Puis nous arrivons… Montanita est une petite bourgade au bord de la mer conçue pour la fête. C’est vendredi, tous les bars jouent de la musique à fond. Notre hôtel, en plein centre ville, n’a pas été choix judicieux tant nous avons l’impression de dormir au milieu d’une boite de nuit ! Toutes les constructions me rappellent la Thaïlande : tout est fait en bambou. Certaines rues sont pavées, les autres sont en chantier. Il y a partout des vendeurs d’artisanat, et la majorité d’entre eux sont des voyageurs qui bricolent ces quelques bijoux pour se faire une petite rentrée d’argent. D’autres voyageurs, qui ont une cuisine à leur hôtel, sillonnent les rues et les bars en vendant pâtisseries et autres douceurs. Ici, le tourisme, c’est les bars et le surf, alors forcément, la clientèle change un peu et je comprends mieux comment certaines personnes rencontrées ont pu passer 3 semaines ici avant de réussir à partir ! Montanita est aussi est lieu de tourisme pour les ‘guayaquilien’ qui viennent passer leur we et ça aussi ça change pas mal de choses, je veux dire de sortir le soir et ne pas voir que des blancs. Hier, lundi, nous avons pu constater à quel point la ville se dépeuple et surtout, nous avons retrouvé un peu de quiétude dans notre chambre.

 

Comme partout en équateur, l’électricité est un pb majeur, il y a plusieurs coupures de courant par jour. Certains lieux ont un groupe, mais pas tous. Autant, à Cuenca, il y avait une rotation pour les quartiers coupés d’électricité, autant ici, c’est toute la ville d’un coup, mais ça n’empêche pas les choses de tourner. Les bières restent au frais et tout va bien. A propos de bière, j’ai repris un sacré un rythme à traîner avec un anglais… Nos journées sont plutôt tranquilles, à errer en ville, trouver un bar pour le p’tit dej ou pour le déjeuner, puis y passer quelques heures à jouer au backgammon (vraiment intéressant ce jeu), aux échecs où à ce qu’on trouve. Dimanche, on s’est quand même motivé à prendre 2h de leçon de surf et mes quelques jours de surf il y a une douzaine d’année ne m’ont pas paru si loin, mais peut-être ces dix dernières années de snowboard m’ont-elles aidées ? ça a été un peu plus pour Rocky qui a du mal à se mettre debout la planche. Quoiqu’il en soit, nous avons remise ça lundi matin et commencer la journée par un peu de sport ne fait jamais de mal. Ça nous a même motivés pour une balade pédestre autour de la ville. Et nous avons bien fait, nous avons découvert un joli point de vue où les condors passaient à slmt quelques mètres de nous. C’est vraiment impressionnant. Nous nous sommes fait quelques amis, j’ai retrouvé un allemand avec qui j’avais regardé le match de l’équipe de France, nous avons trouvé un repère à empanadas et pates fraîches entièrement faites maisons.

 

Bref, les jours passent tranquillement, avec la chaleur (pas tellement le temps qui n’est pas si fantastique), j’ai du mal à réaliser que noel est dans un mois. Nous en discuterons ce soir avec Rocky, mais peut-être que demain sera le jour du départ, pour remonter plus au nord, vers Puerto Lopez, pour pourquoi pas, une petite journée de pêche.

 

A voir…

 

Seb




L’équateur, j’adore !

21:20, 16/11/2009, Cuenca .. 0 commentaires .. Lien
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Cuenca, le 16 Novembre 2009

 

Hello !

 

Et oui, cela ne fait que 2 jours que je suis en Equateur, à Cuenca plus précisément et déjà, j’adore ! J’y reviendrai plus tard, car je ne l’ai pas volé, ce petit coin de paradis !

 

Tout a commencé vendredi midi avec cette décision de me mettre un grand coup de pied au cul, de zapper le nord du Pérou et de filer directement en Equateur. Première étape, filer à Lima, 15h de route. Je trouve à bus à 14h30. En attendant, je discute avec un monsieur qui monte à Lima tous les vendredis, enfin pas tout à fait à Lima, il s’arrête une heure ou 2 avant pour monter dans un camion qui redescend vers Arequipa. Son frère est grossiste à Lima, son père à Arequipa et lui vérifie que le chauffeur est bon. Pourquoi fait-il ça tous les vendredis ? J’ai pas bien saisi… Bref, arrivée à 7h à Lima, mais au terminal sud, or pour prendre un bus vers le nord, il faut aller au terminal nord. Un taxi plus tard, j’y suis. Je trouve un bus qui part à 8h30 vers Chiclayo, parfait, de toute façon, on ne peut pas aller plus haut de Lima. Quelques heures plus tard, 21h, je suis à Chiclayo. Il faut continuer à monter, direction la frontière : Tumbes. Je trouve un taxi qui me donne le bon plan et me voilà dans un nouveau terminal pour un nouveau bus vers Tumbes. Départ officiel 22h15, départ réel 23h… et arrivée à Tumbes vers 6h30. Puis re-taxi vers la frontière, passage du contrôle des douanes, tampons sur le passeport et tout le toutim puis nouveau bus à 7h30 vers Cuenca où je finirai par arriver vers 14h, soit 48h après mon départ. J’ai enchaîné 4 bus avec une facilité déconcertante. Je ne sais pas exactement comment est organisé l’ensemble des bus, mais c’est impressionnant à quel point il est facile d’enchaîner. Je crois que les transporteurs calent les départs et les arrivées dans les grandes villes à des horaires clés type début/fin de matinée/d’après midi et du coup, tout roule !

 

Ces 48h de bus m’ont permis d’admirer le fantastique paysage de la panaméricaine qui longe la côte péruvienne : un gigantesque désert de sable qui plonge dans l’océan Pacifique ! Les photos à travers la vitre du bus sont pourries, il faudra donc vous déplacer pour voir ça. Pour info, la panaméricaine est une grande route qui traverse tout (enfin presque, il manque un tronçon au passage de la frontière panamo-colombienne, ce qui me fout bien dans la mouise d’ailleurs) le continent américain depuis l’Alaska jusqu’à Puerto Montt au sud du Chili.

 

Puis, d’un coup, au passage de la frontière équatorienne, le décor a changé, tout est devenu vert. Vert de plantations de bananiers, la banane est d’ailleurs appelé l’or vert dans cette région sud-équatorienne, bien que j’en ai vues quelques une roses, et je n’étais pas sous l’emprise d’un quelconque psychotrope !

 

Mon arrivée à Cuenca a été des plus agréables avec un temps de rêve. La raison de ma visite à Cuenca est qu’elle est classée au patrimoine mondial de l’humanité, se disputant avec Quito le titre de plus belle ville d’Equateur et en tête des plus belles villes d’amérique du sud. Mais c’est pas tout, Cuenca est aussi et surtout la capitale du Panama, le chapeau. Enfin, ici, on appelle ça un Montechristi. De tout temps, le Panama a été fabriqué en équateur, mais ce sont les esclaves qui ont construit le canal de Panama qui l’ont rendu célèbre en le portant sur ce gigantesque chantier.

 

Cuenca est une superbe ville coloniale avec des églises superbes, c’est propre, c’est pas trop bruyant, c’est détendu, il n’y a pas trop de circulation, des vrais feux rouges respectés, des caméras à tous les coins de rues, des feux rouges pour les piétons et un même un signal sonore ressemblant à un coucou qd le feu est vert.

 

J’habite dans un café plutôt branché, possédant un jardin ombragé, quelques bancs où j’ai rencontré hier quelques français dont 1 qui est resté et avec qui j’ai fait le tour de la ville hier après-midi et visité une fabrique de chapeau ce matin. C’est dommage, je suis arrivé un dimanche et d’après ce qu’ils m’ont dit la ville bouge énormément… le vendredi et le samedi. Hier, c’était effectivement ville morte, aujourd’hui, ça va un peu mieux, mais le rythme espagnol semble bien présent car à 13h, tout ferme : il fait trop chaud. Tant mieux, ça me permet de venir me mettre à l’ombre du jardin pour vous écrire ces quelques lignes.

 

J’avais prévu de monter à Guayaquil mercredi, mais la vie ici est belle et j’ai rencontré un australien qui semble avoir un bon plan trek pour ce we alors on va voir !

 

@ +

 

Seb

 




Plus que 9 semaines...

17:07, 13/11/2009, Arequipa .. 0 commentaires .. Lien
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Arequipa, le Vendredi 13 Novembre 09

 

Et oui, je viens de réaliser qu’il ne me reste plus QUE 9 semaines à vadrouiller, ça peut paraître bcp pour vous, mais pour moi, je vois la fin arriver, alors je me dis qu’il me reste ENCORE 9 semaines de bourlingue et je vais tenter d’optimiser ça…

 

Je viens de passer 4 jours avec FX et Elizabeth, un copain de promo strasbourgeoise et sa petite bourgeoise !

 

Lundi, retrouvailles à Nasca, une oasis au milieu du désert où ont été tracées de bien mystérieuses lignes. Aujourd’hui encore, personne ne sait affirmer avec précision à quoi elles servaient ni comment ils ont fait ça.

 

Seul moyen de les observer : par avion, que nous avons pris mardi matin. Nous avons alors vu un singe, un chien, une baleine, un cosmonaute… etc. Ensuite, pour en savoir un peu plus, nous nous sommes rendus à la maison de Victoria, l’assistante de Marie Reich, scientifique allemande qui a voué sa vie à la recherche sur ces lignes. Victoria semble être dans un autre monde et nous le confirme en nous expliquant qu’elle vient du cosmos. Les théories les plus probables sur ces lignes sont qu’elles servaient de calendrier et/ou à indiquer les ruisseaux souterrains. Pour l’aprem, FX et Elisabeth sont allés visiter un cimetière pdt que je me reposai un peu à l’hotel. Le soir, nous prenions un bus pour Arrequipa, nous attendions donc à l’agence, faisant une petite partie de 4 chevaux qd tout d’un coup, il a fallu partir, le bus était à l’autre bout de la ville et il fallait se dépecher de l’attraper. Nous sommes montés dans une voiture, pardon, un pot de yaourt, avec tous nos sacs, avons traversé la ville, rattrapé le bus, lui avons coupé la route à la starsky et hutch pour enfin monter dans le bus. Ouf… FX et Elisabeth viennent de découvrir ce qui arrive quand on prend des billets pas chers à des mecs dans la rue. Le bus s’avère bien confortable et les économies justifiées !

 

Mercredi matin, arrivée à Arrequipa pour une découverte de la ville et pour une bonne nouvelle, je suis cousin une fois de plus. Juline nous a rejoint pour le plus grand bonheur de tous, mais spécialement celui de Sabine et Laurent, les parents. Encore Félicitations !!! Entre autres, nous visitons un musée où est exposée une momie parfaitement conservée d’une fillette de 13 ans sacrifiée il y a plus de 500 ans par les Incas pour calmer la colère des dieux (volcan en éruption). Je fais découvrir à FX et Elizabeth quelques petits endroits pour déjeuner, des lieux qui ne sont pas indiqués dans le routard !

 

Ensuite, en fin d’aprem, nous retournons à la gare routière pour prendre un bus, bien local, pour 6 heures de routes parfois infernale pour aller à Cabanacombe où se trouve le deuxième plus grand canyon du monde avec une profondeur d’un peu plus de 3000m, le canyon de Colca. Pour info, le premier est également au Pérou, avec 150m de plus de profondeur, et le Grand Canyon américain fait ‘slmt’ 1500m de prof !

 

Nous arrivons vers 22h30, frappons à la porte d’une auberge, demandons l’hospitalité, le garçon s’en va et revient 15 min plus tard, c’est bon, on a des piaules, sauf que moi, je dormirai en dortoir avec 2 autres français.

 

Jeudi matin, après un bon p’tit dej dans l’auberge à la déco plutôt étrange (crânes, bouteilles de vin pendues…), nous prenons un bus pour remonter le canyon vers un point de vue interessant. Le départ du bus ne se fera qu’une fois plein, mais tout au long de la traversée du village, nous continuons de nous entasser jusqu’à ce que plus personne ne puisse bouger, y compris dans l’allée. Heureusement, nous ne sommes dans le bus que pour une petite quarantaine de minutes. Le chauffeur ne nous prévient pas lors de notre passage au point où nous voulions descendre et improvisons donc un arrêt un peu plus loin. Cette balade en bus nous a offert une promenade de 2 bonnes heures pour retourner au village. Nous avons pu marcher au bord du canyon, admirant le panorama exceptionnel, cherchant vainement quelques condors et regardant avec vertige le fond du canyon où se trouvent quelques oasis. Nous n’aurons malheureusement pas le temps d’y descendre, le temps de la remontée étant bien trop long. Après notre arrivée au village, nous nous requinquons avec un bon steack d’alpaga avant de reprendre le bus vers Arrequipa. Bus qui s’avère à nouveau complètement plein, amis nous avons su gérer et assurer nos places assises. Le trajet est long et difficile, lors de bosses, je me retrouve chahuté contre la fenêtre et une espèce de truc prohéminent qui me défonce l’épaule ce que trouve drôle un monsieur dans l’allée avec qui j’ai discuté mais qui ne me fait pas rire du tout.

 

Nous arrivons en début de soirée à Arrequipa, trouvons un backpacker bien situé et conseillé par une rencontre à Nasca avant de se faire un dernier resto ensemble et d’une petite discussion autour de quelques bières dans le jardin du backpacker joliment arrangé avec balancelle et hamac !

 

Ce matin, FX et Elisabeth sont partis vers Puno, pour rejoindre Lulu. Quant à moi, je patiente à l’hotel avant d’aller à la gare routière. Objectif : le nord, le nord, le nord. Etape 1 : Lima, 15h de bus, puis encore vers le nord, la frontière équatorienne, et là, y’en a pour bien 24h je pense, affaire à suivre !

 

@ +

 

Seb

 




Ayé, back in Pérou !

18:28, 9/11/2009, Nazca .. 0 commentaires .. Lien
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Nasca, le 9 Novembre 2009

 

Hello !

 

Petite mise au point de retrouver FX & Elisabeth qui viennent passer quelques jours de vacances au Pérou.

 

2 p’tits jours bien tranquillous avec Edu & Simona a se promener en ville, s’offrir quelques restos bien sympas, quelques parties de cartes endiablées et il était déjà temps de se quitter.

 

Hier matin, j’ai donc pris la route. De La Paz, direction Nasca, au sud de Lima. Au lieu d’acheter mon billet pour toute la ligne, je décide de prendre slmt une première liaison vers Puno où je trouve une correspondance 1h plus tard pour Arrequipa où je trouve une nouvelle correspondance 1h plus tard pour Nasca. 24h de bus et la moitié du prix du billet économisé grâce à un timing d’anthologie, me voilà à Nasca, dans une petite hospadaje au doux nom de ‘Guadalupa’ qui fait du bien et qui sent bon les caraïbes. A priori, un des rares de la ville à posséder une cour intérieure bien végétalisée !

 

Il est midi, et je viens d’apprendre, à nouveau sans concertation, que mes amis ont prévu de dormir ici également. Ils arrivent dans 2h30 ce qui me laisse pleinement le temps de me faire une petite sieste réparatrice avant leur arrivée !

 

Bonne semaine !

 

Seb

 




Que d’aventures !

16:17, 6/11/2009, La Paz .. 0 commentaires .. Lien
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La Paz, le 6 Novembre 09

 

Hello !

 

Et oui, les 8 derniers jours ont été bien chargés et quand j’aurai pu avoir le temps de me pencher sur mon blog, je n’avais pas d’électricité, alors…

 

Reprenons donc où je vous ai laissé : à l’aéroport de La Paz jeudi dernier de bonne heure.

 

5h, je vais au check-in pour mon vol de 6h15. Dans la file d’attente, un passager m’annonce qu’il a compris que nous n’allons plus à Rrurenabaque (aéroport fermé pour cause de pluie) mais à Reyes, à 20 min de bus de Rrure. Bon, soit. Je passe au check-in et l’hotesse m’annonce que ma place a été décalée au vol suivant : et oui, des vols ont été annulées la veilles et les passagers prioritaires ont eu ma place sur mon vol ! Je comprends que je n’y peux rien et attends sagement que tout le monde soit passé au check-in pour retenter ma chance et ouf, ça passe ! Il reste une place, une seule, j’ai le siège n° 19.

 

Direction salle d’embarquement, puis on finit par rentrer dans l’avion vers 6h30, je cherche mon siège n°19 mais il n’y a qu’une quinzaine de places non numérotées, on fera avec ! L’avion ? Un Fairchild Aircraft Metro 227 – Series pour les passionnés ou les googlers ! 10 min d’attente, puis on redescend, le décollage n’est pas pour tout de suite, re-salle d’attente. Nous re-embarquons vers 7h15 pour de bon cette fois. L’avion s’élance sur la piste, j’ai l’étrange sensation qu’il ne va pas réussir à decoller mais si, c’est bon, on est partis !

 

40 min plus tard, atterrissage sur une piste (j’ai bien dit une piste : de l’herbe et de la boue) à Reyes. Etant donné la souplesse du terrain, l’atterrissage se fait en douceur et… en glissade !

Sortie de l’avion, je suffoque, il fait 35°C et 80% d’humidité, je ne peux prendre de bonnes photos car mon appareil photo, encore à la température matinale de La Paz s’emplit de buée !

Nous sommes maintenant au nord de la bolivie, au pied du relief bolivien et au début de la plaine amazonienne, à environ 1000m d’altitude. L’aéroport n’est qu’une bicoque au milieu de la savane.

 

20 min de bus et j’arrive à Rrure, un autre chauffeur me récupère et m’amène à l’agence de voyage pour le départ du tour de 3 jours dans la pampa (savane). Je suis le dernier. Tous les autres sont venus en bus, sont arrivés vers 6h du mat’ et m’attendent depuis, mais je ne ressens aucune haine !!

 

Alors, le groupe sera composé de… moi, bien sûr, Noah, U.S., un couple de Jap’ et un couple hispano-slovaque : Eduald (Edu) et Simona. Nous avons tous dans les 28-30 ans. Le guide s’appelle Jimmy et semble lui aussi avoir notre âge. C’est parti pour 3 jours dans la Pampa !

 

Ça commence par 4h de jeep sur une route affreuse et sous le caniard (d’ailleurs, à partir de maintenant, tout se déroule sous le caniard, de jour comme de nuit et nous transpirons à grosse gouttes en permanence). Nous arrivons à petit port où nous embarquons sur notre bateau avec sacs à dos, nourriture et eau pour 3 jours. S’en suivent 3 longues heures de bateau pendant lesquelles nous observons capibaras, singes et… crocodiles en nombre !  Sauf, à un endroit, une grande courbe, nous apercevons quelques dolphins roses. Le guide nous explique que là où il y a des dolphins, il n’y a pas de crocos et du coup, les plus courageux (dont moi) faisons un petit plouf dans cette eau marron opaque.

 

Arrivée en fin d’aprem à notre camp, le dernier. Et oui, nous ne sommes pas seuls… Tous les jours de nombreux touristes attaquent le même tour que nous et il y a donc, après 3 heures de bateaux, 4 ou 5 camps d’hébergement. Tous semblent assez grands, mais pas le notre et… nous sommes le seul groupe sur ce camp. Cool ! Il y a même un terrain de foot et de volley, mais nous comprenons vite que notre camp sert de camp de réunion à tous les groupes pour le foot et la bière fraîche du soir. Ainsi, nous sommes envahis pendant 1h à 1h30 tous les soirs avant le coucher du soleil avant de retrouver notre quiétude.

 

Il règne vraiment une bonne ambiance dans le groupe, même si les japonais dont l’anglais est limité et l’espagnol quasi-inexistant restent un peu à l’écart. Le soir, après un excellent repas, petite partie de cartes avant d’aller au lit.

 

Vendredi, réveil, puis c’est parti pour une marche de 4h pour trouver un anaconda. La recherche sera veine. Nous rentrons avec seulement 2 squelettes d’anacondas… Jimmy nous avait prévenu que ce n’était pas la saison et que ce serait difficile. Nous avons cependant croisé d’autres groupes qui nous ont dit en voir vu, il doit donc y en avoir. Retour au camp pour un nouveau délicieux repas, une belle sieste dans des hamacs ombragés puis l’activité de l’aprem, c’est pêche au pirana. Je  déconne pas, pêche au pirana, un bout de fil, un hameçon, quelques bout de viande et roulez jeunesse, c’est super facile, j’en chope 4, mais des petits, pas assez grands pour qu’on puisse se les faire griller. Retour au camp pour la petite bière fraîche du soir, mais surprise, nous n’avons plus de douche, le moto-pompe est en panne. Qu’à cela ne tienne, nous pompons à la main et nous passons le relais pour que tout le monde puisse prendre sa douche. Après le repas, nous sortons pour une expédition nocturne et observer les ‘yeux’ des crocodiles dans la nuit. Le clou de la visite sera ce petit croco de 2 mois, beau comme tout.

 

Samedi, Jimmy nous fait lever à 5h30 pour aller voir le lever du soleil, bien gentil le Jimmy, mais un lever de soleil, c’est un lever de soleil et je commence à en avoir ma claque, mais bon, je suis le groupe. Retour au camp pour un énorme petit dej puis balade en bateau sur la rivière pour notre dernière matinée dans la pampa. Nous arrivons à une grande courbe où il y a des dolphins mais aussi… des crocodiles. Nous finissons quand même par nous biagner, entouré de tous ces animaux et comprenons que la première fois, il devait certainement y avoir des crocodiles également. Donc, je peux le dire, j’ai fait trempette avec les crocos !

 

Pour le retour, samedi aprem, cela va un peu plus vote qu’à l’aller car nous avons le courant avec nous et arrivons au port en 2h. Par contre 4h de jeep, c’est 4h de jeep. 4h qui ont failli être bien plus longues, car juste après le départ, nous avons heurté un cheval (qui va bien, merci pou lui) qui a failli nous envoyer au fossé. Après, le temps, c’est une notion toute relative… Après 1h30 de route, un passager, du coin, nous explique qu’on en est à la moitié, qu’il reste 25 min jusqu’au prochain village puis 30 min jusqu’à Rrure, soit 1h30 en tout. Allez comprendre. C’est pour ça que je ne porte pas de montre et que je ne demande jamais où on en est, ça évite les désillusions…

 

Arrivée à Rrure en fin d’aprem, avec Noah, Edu et Simona, nous allons au même hôtel, je partage ma chambre avec Noah pour gagner quelques bolivianos. Noah a encore quelques semaines de voyage devant lui, il y a donc des chances que nous nous rejoignons en Equateur pour vivre quelques aventures ensemble. Nous allons au resto tous les 4 et je termine sur une des terrasses de l’hotel avec Edu et Simona (Noah est allé au lit, fatigué par une insolation) à boire quelques bières et à franchement bien rigoler. Ils rentrent le lendemain à La Paz, mais vont y rester au moins toute la semaine suivante. Cool, cela me permettra de les revoir. En fait, il ont loué une piaule au mois, ce qui leur permet de stocker toutes leurs affaires et de partir en tour avec slmt un petit sac.

 

Dimanche matin, je suis à l’agence vers 8h30 pour mon tour dans la jungle, mais aucun groupe n’arrive. Après qques coups de tel, le boss a trouvé la solution, je suis catapulté dans un autre groupe, dans une autre agence. Cette fois-ci, le tour démarre directement en bateau de Rrure. Nous remontons un grand fleuve pour aller dans le parc du Mididi, au pied des premiers reliefs boliviens. Par endroits, il y a tellement peu d’eau que les hommes doivent descendre de la barque pour pousser. On a bien évidemment droit au sketche de celui qui va moins vite en marchant seul dans l’eau que tous les autres poussant le bateau, mais bon… Après 3h de navigation, nous arrivons à notre camp. Ici, c’est bien plus ombragé que dans la pampa, donc légèrement plus vivable, mais la crainte des moustiques se fait sentir. Finalement ce ne sera pas si terrible que ça, je m’en sors même très bien sans avoir trop eu à utiliser mon répulsif.

 

Après le repas, nous nous mettons en route pour une première promenade dans la jungle qui se résume, pour moi, à voir des arbres et quelques bestioles (tarentule, serpentitounet). Retour au camp, dîner puis, le guide nous relance pour une nouvelle balade dans la jungle, de nuit… ouhhhh… et pour moi, ben c’est encore des arbres et des bestioles, ça ne me passionne pas des masses. Heureusement, mon groupe n’a pris qu’un pass ‘2 jours’ et moi un pass ‘3 jours’. Ce qui veut dire que demain midi, ils s’en vont et que je vais pouvoir calmer le jeu avec mon guide. Bref…

 

Lundi, réveil aux aurores pour aller pêcher, on rentre brocouilles, pas une touche pour moi et puis, devinez quoi, on est allés marcher dans la jungle. Heureusement que c’était la dernière fois pour moi. Il y a quand même eu un passage sympa quand nous sommes passé à la liane de tarzan pour faire un peu de balançoire. Le clou de la matinée a été de voir des hordes cochons sauvages , ouahhhh ! Retour au camp, repas de midi, mon groupe s’en va, un autre arrive, mais c’est officiel, je reste seul avec mon guide. Je le briffe : plus de balade, on reste peinard au camp ! Du coup, pdt l’aprem, on ramasse quelques fruits (des ‘maros’) pour faire du jus, on fait un peu d’artisanat et je finis mon aprem avec Flora, la cuisinière, à lui donner un coup de main pour la préparation du repas du soir. Elle fait à manger pour 13 pers en 1h10 et y’en bine plus qu’il n’en faut. Je m’entendais assez bien avec Flora avant cette session cuisine mais ce moment a fini de nous rendre complices ! C’est toujours important d’être en cheville avec la cuisinière, ça permet d’avoir son petite café, un peu de rab de beignet ou de pancakes au p’tit dej… Après le repas, je discute avec un suisse à qui j’offre le café et qui du coup paye son pétard, cool. Puis, il doit partir pour sa balade de nuit, alors, j’en profite pour prendre quelques notes sur mon carnet. Flora qui passe par là, me demande ce que je fais, et je lui raconte que j’écris que j’ai passé du temps avec elle parce que je souhaite ne pas oublier ce moment. Elle me paraît particulièrement émue quand je lui confirme que je vais mettre son nom sur mon carnet.

 

Mardi, réveil tranquille, il a plu cette nuit, et le temps est toujours couvert ce matin, il fait donc assez frais. Je vais pêcher avec mon guide et rien, toujours rien. Nous rentrons pour le repas de midi, succulent, comme toujours. J’ai rencontré quelques personnes qui m’ont dit avoir eu de mauvais cuistos ou des repas insuffisants pdt leurs tours/treks, mais pour ma part, ça a toujours été terrible !! A 14h, mise en route pour rentrer à Rrure et comme nous avons le courant et que nous n’avons pas à pousser, nous sommes de retour à 15h30. Je passe à l’agence et j’explique à la patronne que je ne suis pas content. Elle m’a vendu un ticket de bus pour rentrer à La Paz pour le lendemain à 11h du mat’ en me jurant que c’était le seul bus de la journée. Or j’ai appris, dans la jungle, qu’il y avait également un bus de nuit, à 23h. Comme se pouvait-il, qu’en 3 jours à Rrure, j’en sache plus qu’elle en une vie ? J’obtiens mon changement et promène donc en ville en attendant les 23h. Là où c’est important, c’est que le trajet pour La Paz dure 18h. Prendre le bus de nuit me permet de passer une sale nuit dans le bus, mais d’arriver en fin d’aprem à La Paz, de retrouver Edu & Simona puis de jouir d’une bonne nuit alors que le bus du matin me fait poireauter une nuit à Rrure avant de prendre le bus puis d’arriver à 5 ou 6h du mat fatigué après une nuit dans le bus.

 

Mardi soir, 22h30, je suis au terminal de bus, et là, une nouvelle aventure commence. Enfin, elle commence pas tout de suite parce que le bus arrive vers 1h du mat. Nous roulons presque normalement, à l’exception de quelques arrêts pour que quelqu’un monte sur le toit pour soulever un câble électrique pour que le bus puisse passer. Puis, vers 7h, c’est le drame. Nous sommes arrêtés à un péage bloqué par une communauté du coin qui revendique tout un tas de trucs et jure de ne pas nous laisser passer. On peut passer si on le veut, mais alors, ils appelleront leurs copains de la jungle et il nous arrivera des misères. S’en suivent bcp de palabres, personne ne sait trop si c’est un coup de bluff, si ça va durer 2h ou 2 jours. Notre chauffeur tente d’appeler le ministre, rien de moins et puis finalement, je coirs que tous les moyens de communication du villages sont H.S., il n’y a pas d’électricité aujourd’hui, bref, un bazar sans nom, chacun voulant y mettre son grain de sel. Moi, je trouve un banc, je dors et j’attends que ça passe. Vers 13h, un vent de mouvement se met en place… Il existe une solution pour rallier La Paz qui consiste en un enchaînement de jeeps, et autres taxis sur un autre itinéraire que notre bus ne peut prendre pour cause de gabarit. Nous sommes 12 et commençons par ½h dans la benne d’une jeep, c’est folklo et on se marre bien. On arrive à un village et après ½ h de palabres inutiles de la part d’une certaine partie du groupe, nous finissons par prendre 2 taxis (6 dans chaque) pour Caranavi. 2h30 de piste et de poussière. A Caranavi, il faut reprendre un taxi pour La Paz et là, les même nous re-cassent les c… pour rien finalement. Bref, on trouve un nouveau tax et là, c’est reparti pour 4h de piste, de route (on reprend la route de la mort que j’ai faite en vélo dans un brouillard à couper au couteau) et… on arrive à La Paz vers 22h. YES ! Je trouve l’hotel de Edu & Simona, trouve une piaule et les retrouve pour leur narrer toutes ses aventures autour d’un vin bolivien pas mauvais.

 

Hier, jeudi, petite promenade en ville pdt la matinée avant de retrouver mes amis pour aller déjeuner ensemble puis de trainer pdt l’après-midi. Nous nous motivons pour le musée archéologique qui casse pas trois pattes à un canard et finissons au ciné dans une salle minsicule mais pour un bon film : Secteur 9. Nous rentrons à l’hotel et allons nous coucher de bonne heure, nous avons tous les 3 le ventre un peu barbouillé.

 

Et me voilà, ce vendredi matin, dans mon lit à rattraper ma petite semaine de journal intime. Il est 10h, je vais aller publier tous ça et voir si je ne trouve pas trace de Lulu qui pourrait être à La Paz.

 

Allez, enjoy, comme on dit,

 

Seb

 




Huyana Potosi 0 – 2 Lévignac

16:14, 29/10/2009, La Paz .. 0 commentaires .. Lien
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Aéroport de La Paz, le 29 Octobre 2009

 

Dimanche matin, réveil aux aurores, un minibus passe nous (moi et les 2 allemands) prendre à 8h à l’hotel

Trajet jusqu’à Tuni

3 bonnes heures de marches, découverte du mont condoriri pour sa forme de condor, quelques condors font leur apparition.

Thé puis pates bcp trop cuites puis au lit de bonne heure car réveil à 1h

Réveil à 1h, thé puis mise en route vers 1h30.

1h de marche puis il faut mettre les crampons l’ascension commence dans la nuit la plus totale. Je suis derrière mon guide Mario et mets mes pas dans les siens sans réfléchir.

Fin Ice climbing puis arrivée à 5350m en 5h depuis le camp de base, easy. Vue dégagée sur l’objectif du lendemain : le Hoyana Potosi. Il paraît si proche mais ya 6 jours de marche donc on redescend au camp de base, on mange, on plie boutique et c’est reparti pour 3 vers Tuni. Ce passage m’ennuie terriblement.

On arrive à la voiture, on repasse par La Paz et on va au camp de base pour le H.P., café, dîner, puis au lit de bonne heure, on est vannés. Grosse nuit de sommeil.

Mardi, réveil à 9h, Andres est revenu de La Paz avec un autre allemand qui fera le H.P. avec nous. En attendant, il faut aller au High Camp, 5130m. Andres nous annonce 2 à 3h, nous mettrons 1h20 et passons donc toute la journée à nous reposer au high camp.

Le soir, au lit de bonne heure, je ne dors pas trop tellement je suis en forme.

Réveil à 00h30, thé et départ vers 2h. Je suis en cordée avec Jorge. Nous formons une équipe de choc qui ne mettra que 3h45 pour atteindre le sommet, pas loin d’être un record selon nos guides que j’ai du mal à croire. Nous avons doublé presque tout le monde, la seule cordée que nous ‘nayons pas doublée est partie avant nous d’un camp plus haut et nous l’avons rejointe sur l’arrivée au sommet à 6088m, pile poil pour le lever du soleil. J’en ai chié pdt une bonne heure, un peu avant l’arrivée, j’ai pris un coup de froid et du coup j’avais des nausées, des crampes d’estomac et envie de vomir, mais j’ai calé mes yeux sur les chaussures de Jorge et j’ai avancé, sans rien dire. En fait nous n’avons fait qu’une pause, de 3 min, avant le final. Mario tient son rythme avec une telle métronimie que je pense qu’il pourrait emmener n’importe qui n’importe où. Bref grosse fierté qd même.

La redescente me paraît longue, mais je savoure cette fois-ci la vue, d’autant que le temps est dégagé, nous avons eu un bol d’enfer. Puis retour à La Paz, où l’aprem je m’occupe de booker la suite de mon voyage  bolivien notamment en prenant un vol jeudi à 6h15 (dans 3 heures maintenant) pour le nord et un séjour de 6 jours jungle et pampa à environ 1000mètres d’altitude, ça va me faire du bien de changer de ces montagnes. J’apprends ageprès-coup que le taxi coute une fortune pour aller à l’aéroport, qu’il n’y aura pas de bus à 4h30 et part donc vers 22h après un repas hors de prix (vraiment hors de prix cette fois : 16US$) dans une steack-house argentine avec mes collègues allemands pour célébrer notre héroique ascension. J’arrive donc à l’aéroport vers 23h, et depuis, ne sachant pas trop si je peux dormir (vais-je me faire dépouiller ? vais-je me réveiller ?), je glande sur le net. Il est maintenant 3h40, je n’ai pas dormi depuis hier matin 00h30, je me suis tapé un 6000m haut la main, et tout va bien ! Je rédige donc cet article en télégramme histoire d’avoir une trace, j’y reviendrai plus tard.

A plus,

Seb

 

PS : chapitre magda gonflante

PPS : La Paz, le 6 Nov, je ne reviendrai pas sur cet article, trop de retard.

 




Comme on se retrouve, ou comment il ne faut surtout pas prendre rdv…

01:39, 24/10/2009, La Paz .. 0 commentaires .. Lien
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La Paz, le 24 Octobre 2009

 

Mardi, première journée à Potosi à découvrir tranquillement cette cité au style colonial bien prononcé. Potosi a été au XVIème siècle la ville la plus importante d’amérique du sud, dépassant même Londres et Paris et population. Et pourquoi ça donc ? Grâce à la ‘Cerro Rico’, la montagne riche ! Une montagne renfermant en autres argent et zinc dans des quantités impressionnantes. Ces ressources ont grandement participé à la richesse de l’Espagne à l’époque qui ne s’est pas gênée de les piller. Ces mines sont toujours exploitées et toujours à la main, à cette différence que l’esclavage est aujourd’hui terminé. La visite des mines constitue le point fort de la visite de Potosi et il faut passer par une agence. Chaque agence fonctionne avec une coopérative, chaque coopérative de mineurs ayant plusieurs mines à l’intérieur de la montagne. Il y a également une mine d’état mais elle est paraît-il moins intéressante à visiter. Lassé de marcher en ville à la découverte des innombrables églises san machin et santo truc, je me décide à démarcher quelques agences pour mon tour du lendemain et c’est par hasard que je retrouve 2 français croisés à l’hotel pdt le p’tit dej. le tour est pas cher et l’agence (Silver Tour) recommandée par les guides. Banco, je ferai le tour avec eux ! Je continue ma journée entre marchés et petit café de repos, mais pas en terrasse, c’est introuvable !!

 

Mercredi matin, je pars vers l’agence avec Toni, le français, mais pas son amie qui a des difficultés à respirer et préfère renoncer au tour. Les mines sont en effet des galeries assez petites donc difficiles pour les sujets à la claustrophobie et remplies de poussière. Dans le bus qui nous emmène aux mines, je fais la connaissance d’une espagnole. Sur la route, nous nous arrêtons à un marché pour acheter des cadeaux pour les mineurs (cigarettes, boissons gazeuses et feuilles de coca qui constituent la principale alimentation des mineurs pdt leur journée de travail).  Notre guide s’appelle Freddy, comme Freddy Silver et pas comme Freddy Mercury. Je pense qu’au-delà du jeu de mots sur les métaux il nous fait remarquer qu’il est plutot un homme à femmes qu’un homme à hommes. Nous passerons presque 3 heures dans les mines, Freddy s’arrête chaque fois que nous rencontrons un mineur, il nous explique son rôle, l’interviewe pour savoir quel âge il a, depuis combien de temps il travaille à la mine, son rang (chef, compagnon 1ère classe, 2nde classe etc…), et leur offre qqchose. Nous montons, nous descendons, c’est très exigu. Il y a environ 10000 personnes qui travaillent dans cette montagne. À la différence des mineurs d’état qui ont un salaire fixe, les mineurs ‘coopérative’ sont payés à l’heure et donc sont plus ou moins libre de faire des journées à rallonge ou pas. Freddy nous explique que les mineurs que nous rencontrons (le plus jeune a 15 ans) ne sont pas trop mal payés : de 60 à 80 bolivianos/8h de travail. Le travail de la mine consiste seulement à sortir le minerai de la montagne, il est ensuite vendu à des compagnies privées qui s’occupent du traitement pour obtenir des teneurs en argent/zinc plus élevées avant de les envoyer au Chili pour le raffinement.

 

Après la visite des mines, je pars déjeuner avec mon amie l’espagnole, faisons un petit tour ensemble en ville puis nous séparons car elle prend le bus du soir pour aller à Sucre. Je vais également à Sucre, mais j’ai bien envie de passer une autre nuit dans mon hôtel sympa et de partir seulement le lendemain matin. Nous nous disons donc ‘à demain’, sans plus de précisions que ça.

 

Jeudi matin, 6h, réveil pour aller prendre le bus pour Sucre. Je suis agréablement surpris par la route qui est bonne, mais comme ça ne pouvait pas se passer aussi bien que ça, mon voisin de devant a décidé de coucher son fauteuil au max alors que le mien est bloqué en position relevée et à ma gauche je suis coinçé par une femme qui m’impose de tirer le rideau car le soleil n’est pas bon pour sa peau. Le trajet est pationnant. A la sortie du bus, à Sucre, je discute avec 2 jeunes belges qui ont décelé un accent dans mon français et en ont déduit que je ne l’étais pas !! Nos ambitions d’hotel divergent, nous nous souhaitons donc une bonne journée et nous disons ‘à plus tard’. Je trouve mon hôtel, parfait, je vais trouver ma chambre, au fond du second patio et sur qui je tombe ? Mon amie l’espagnole en train de déguster un ananas au soleil ! Elle a entre-temps croisé une canadienne avec qui elle partage sa chambre. Nous faisons connaissance et ça y est je sais enfin que mon amie espagnole s’appelle Mar, nous n’avions pas pensé à nous demander nos prénoms !! Nous allons déjeuner ensemble, au mercado popular, juste en face de l’hôtel puis nous séparons pour nos activités de l’après-midi. Cette fois-ci, nous prenons rdv, à 18h, dans une agence, pour nous présenter en nombre et voir si l’on ne peut pas obtenir de tarifs sur quelque excursion le lendemain.

 

Sucre a, comme Potosi, ce fort accent colonial, mais c’est beaucoup plus tranquille, il y a bcp moins de trafic, les gens sont détendus et paraissent bien plus riche, l’état général du parc automobile en témoigne. Pour ceux qui ne le savent pas (y compris moi avant d’y être allé), Sucre est la capitale officielle de la Bolivie. Il ne reste plus que la court suprême pour en attester car tous les autres pouvoirs et institutions ont été transférés à La Paz. Plus que la capitale de la Bolivie, c’est le berceau de l’indépendance sud-américaine. C’est à Sucre que le général Simon Bolivar (un argentin)a commencé une longue guère face aux espagnols en 1809. Cette lutte a été longue jusqu’en 1825, date de déclaration de la création (avec des frontières bien éloignées de celles actuelles) et l’indépendance de la Bolivie. Simon Bolivar a droit au titre de président à vie, qu’il décline mais rédige quand même la première constitution pétrie d’idéaux qui ne sera jamais vraiment appliquée. C’est le Maréchal Sucre qui prendra la première présidence de la Bolivie, la ville sera rebaptisée en son honneur après s’être appelée Charcas, La Plata et Chuquisaca. Le maréchal Sucre a été le premier d’une longue série de présidents, le pays a subi 112 révolutions, putchs et coups d’étas en tous genres depuis 1825, ce qui explique qu’une rue sur 2 et que 3 commerces sur 4 portent le nom d’une date !!. Le plus long président a tenu 10 ans et le plus court 4 jours. Plus de la moitié des présidents sont morts ‘accidentellement’. Evo Morales, le président actuel, est en place depuis 2005 mais commence à affronter ses premières tempêtes, nul ne sait combien de temps il tiendra ! Tout cela, je l’ai appris à la Casa de la Libertad. Je n’étais pas franchement d’humeur à me faire un musée, mais ayant déjà fiat l’impasse sur la fameuse Casa de la Monedad à Potasi, je me suis mis un bon coup de pied au cul. Et j’ai bien fait d’attendre puis d’y aller puisque j’ai retrouvé, dans mon groupe de visite, mes jeunes amis belges !

 

Après tant de culture, je leur propose de se joindre à moi pour le rdv de 18h, plus on de fous, plus on rit ! Oui, mais voilà, personne n’est au rdv. J’indique donc au tenancier de l’agence que nous sommes au bistrot d’à côté, à boire une mousse en attendant. L’heure tourne, personne, nous buvons tranquillement, puis Gil, la canadienne, se pointe vers 19h, elle est passée à l’agence, a réservé un tour, trop cher pour nos budgets et l’espagnole, pas de nouvelles ! Je finis donc ma soirée de bar en restau avec mes amis belges mais ça me coûte une fortune !! Leurs petits estomacs ne supportent pas de manger dans la rue, nous devons donc nous rapatrier sur une pizzeria aseptisée, hors de prix, 4€ la grande pizza !

 

Vendredi matin, je me rends à la court suprême pour une visite. Le vendredi est seul jour d’ouverture au public. Je m’y rend, laisse le passeport et mon sac à l’entrée puis le garde m’indique un bureau au fond du hall. Je ne comprends pas trop, mais avance jusqu’à voir ‘relations publiques’, je m’approche, une dame remarque mon faciès de ‘gringo’ et en déduit que c’est pour elle. Elle m’emmène donc faire un tour des différentes salles d’audiences et m’explique un peu le fonctionnement. Je ressens à la fois une fierté dans cette ville de toujours avoir la court suprême pour marquer leur identité de capitale mais également un brin de déception que ça ne se sache pas tant que ça et qu’ils soient obligés de le crier haut et fort à l’intérieur de leur pays. Le reste de la journée se passe promenades, repos et lectures sur les bancs publics de la grand place. Il fait beau, il fait chaud, il n’y pas trop de bruit, je suis fan de Sucre!! Enfin, cela fait maintenant une dizaine de jours que je suis en Bolivie et je suis fan du pays aussi !!

 

En fin d’après-midi, direction la gare de bus pour retourner à La Paz. 12h de bus au programme, ça ne fait pas tellement rêver mais la route s’avère vraiment bonne, il fait chaud, les sièges s’inclinent bien, j’ai réservé mon billet la veille et ai donc pu avoir le siège de devant, bref, un bon transfert !

 

Ce matin, arrivée à La Paz de bonne heure, je retourne à mon hotel préféré, ma chambre préférée est libre, cool. J’attends la patronne, je lui ai envoyé un mail pour me booker un trek de 2 jours pour l’ascension du mont Hoyana Potosi, 6088m !! Elle n’a pas reçu mon mail, mais pdt que nous en discutons, un couple d’allemands de l’hotel passent par la réception. Ils ont réservé un trek de 4 jours avec les 2 premiers jours l’ascension du Pequeno Altomayo 5300m environ en échauffement puis le Hoyana Potosi, ils me donnent le nom de l’agence. Je demande à la patronne si elle souhaite réserver pour moi, mais non, elle me laisse aller réserver par moi-même. Je m’en occupe donc pdt mon petit tour en ville matinal avant que le temps ne se couvre. Midi passé, il commence à faire froid, quelques gouttes tombent, c’est parfait, je rentre à l’hotel pour vous écrire ces quelques lignes alors que la télé diffuse des matchs de foot anglais et italiens en direct, ce qui me ralentit quelque peu…

 

Il est 4h, le temps n’incite guère à la promenade, je vais donc en profiter pour me reposer un peu avant ces 4 jours difficiles qui s’annoncent.

 

Bisous,


Seb

 




Mas o menos !

23:02, 20/10/2009, Potosí .. 0 commentaires .. Lien
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Potosi, le 20 Octobre 2009

 

Me voilà donc à Potosi, assez loin de La Paz après 3 jours de bonheur dans le désertique sud Bolivien. D’habitude je commence ma mise à jour en m’occupant de mes photos, mais la beauté des sites traversés et l’émulation collective font que je suis de retour avec plus de 350 photos à trier. Si je commence par ça, je n’aurai pas la ouache pour me mettre à la rédaction après. Donc, une fois n’est pas coutume, je commence par écrire. Un autre petit mot sur le titre ‘Mas o Menos’ qui se traduit, vous l’aurez compris par ‘Plus ou moins’ et qui semble être une réponse à pas mal de questions ici, en Bolivie, et je ne parle pas que du temps !! La science exacte ne semble pas être une science bolivienne.

 

Revenons plutôt à nos moutons. Je vous ai lâchement abandonnés vendredi après-midi attendant le bus pour descendre à Uyuni. Une dernière promenade en ville m’a permis d’immortaliser ces ‘machines à écrire’ publiques : lorsqu’un citoyen bolivien doit remplir un formulaire, il doit l’acheter dans une de ces nombreuses boutiques de rues puis il va voir un ‘tapeur’ qui a lui son stand dans la rue et qui lui remplira le formulaire.

 

Mise en route vers la gare, je n’ai pas vraiment envie de rater mon bus qui est à 19h, je trouve mon bus et m’installe à ma place, pas de bol, je suis côté fenêtre et ma voisine est une mama bolivienne plutôt corpulente qui porte 3 doudounes et 1 chiot. La nuit va être longue. Par habitude, j’ai pris mon duvet et je fais bien car assez rapidement un léger froid se fait sentir dans le bus. Dès que nous sortons de La Paz, la route devient chaotique, d’ailleurs il n’y a plus de route, seulement un chemin de terre et de cailloux rendant toute tentative de sommeil ou de lecture impossible. Ma voisine s’endort en prenant ses aises, mon duvet me protège assez bien du froid mais les vibrations me donnent envie d’aller aux toilettes, et fort heureusement, il y en a. Je finis par enjamber ma voisine pour m’y rendre tellement je n’en peux plus, il est 3h du mat et je n’ai toujours pas franchement dormi. Nous finirons par arriver à Uyuni vers 6h15, il fait jour et il fait très froid, tellement froid que la buée sur les vitres à l’intérieur du bus est gelée : il y a de la glace dans le bus !!

 

Uyuni, nous sommes toujours à environ 4000m d’altitude, mas o menos, tout le monde est sorti du bus et est parti, je me retrouve avec 2 belges à attendre sur le pavé. Nous n’avons pas réservé notre tour avec la même agence, mais qui sait peut-être serons-nous ensemble pour le tour… Après avoir tourné un peu pour faire passer le temps, nos agences de voyage ouvrent vers 7h, nous pouvons y déposer nos gros sacs et nous retrouvons en ville pour un  p’tit dej et pour faire passer le temps en attendant 10h30, heure de départ des tours. Uyuni ne présente pas d’intérêt si ce n’est que c’est le point de départ pour une simple visite du salar ou pour un tour de 3 jours dans le désert. Et en ville, ça se voit, il y a les 4x4 (tous des toyota land cruiser sans exception) qui s’apprêtent et les touristes qui attendent le grand départ. En voyant tout ces 4x4 (plus d’une dizaine rien que dans la rue de mon agence), j’ai peur pour le tour…

 

Ça y est c’est l’heure du départ, présentation de la folle équipe de mon 4x4 :

-Placido, le chauffeur bolivien, parle espagnol et 3 mots d’anglais ;

-Gustavo, brésilien, parle portugais et un peu d’espagnol ;

-Thomas et Linda, un couple de slovaques, parlent slovaque, anglais et assez bien espagnol ;

-Jamie canadien anglophone et c’est tout haïssant les québécois et Aaron, américaine plutôt open qui parle un peu espagnol. Je veux dire qu’il avait tout du bon américain et elle pas trop. Nos visages nous disent qqchose, oui, nous nous sommes déjà aperçus au Machu Picchu puis dans d’autres bus dans le sud péruvien.

- et moi avec mon français, mon anglais correct et on espagnol suffisant!

 

Nous prenons la route pour le premier ‘point de passage’ , le cimetière à locomotive à l’extérieur de la ville. Les locomotives à vapeurs utilisées pour exporter le sel et autres minerais extraits des diverses montagnes aux alentours rouillent tranquillement depuis plus de 40 ans maintenant. Nous ne sommes pas les premiers, loin de là, une bonne dizaine de 4x4 est déjà présente et assez mécaniquement, quand un équipage s’en va un autre arrive. En fait il en sera ainsi pendant les 3 jours de balade. Le désert est immense, il y a les points de passage, les trucs à voir, peu (2) endroits pour dormir et par conséquent pas 25000 itinéraires possibles… Mais, je m’en suis accommodé, je veux dire que c’est ainsi, je fais du tourisme, alors je dois m’attendre à ce genre de chose. Je suis tombé dans une bonne voiture, et c’est déjà pas mal !!

 

Deuxième étape de la journée, le fameux Salar de Uyuni, plus grand désert de sel au monde, 12000 km2 (je en sais pas à quel département français ça peut correspondre, mais ça fait en gros, 140x110 km). La couche de sel varie d’une vingtaine de centimètres au bord à 120m, mas o menos, au milieu. Il s’agit de sel non iodé, l’iode est donc rajoutée pendant le processus d’empaquetage. Tout la production est gérée sous forme de coopérative par les familles locales. Le sel de ce salar est réservé à la seule consommation bolivienne et ainsi la réserve de sel augmente tous les ans. Il y a débat actuellement sur la réserve de Lithium (utilisé dans toutes batteries d’aujourd’hui, notamment pour les voitures électriques) qui se trouve dessous et qui serait un des plus gros gisements au monde. D’où la question : laisse-t-on détruire ce site sublime ?

 

La lumière est aveuglante, et les lunettes de soleil sont obligatoires. Tout le monde se prête au jeu des photos truquées, et à ce jeu, Placido se révèle très fort en idées ce qui ne nous étonne guère mais fait participer tout le monde. Aujourd’hui, il fait beau, il est donc facile pour Placido de se déplacer dans le salar en prenant pour point de repère les volcans situés autour du salar. Pdt 3 jours, nous verrons un nombre incroyable de volcans mais seulement un seul est activité. Pdt la période des pluies, il est impossible de se repérer visuellement et l’utilisation de la boussole est impossible car le salar constitue un pôle magnétique. Reste le GPS, mais il semblerait que ça ne soit pas évident non plus. Il y a cependant des tours organisés pendant la période des pluies nous affirme Placido.

 

Nous rejoignons donc aisément la prochaine étape : la Isla Pescador (Isla Incahuasi en vrai) nommée ainsi car elle ressemblerait à un poisson vue de loin. Il me faudra bcp d’imagination pdt ces 3 jours pour voir çà un visage, là un animal… La Isla Pescador, une colline remplie de cactus au milieu de cette gigantesque étendue blanche. Il y a quelques fleurs qui commencent à bourgeonner, mais pas autant que je l’aurai espéré… Je n’ai jamais vu de fleur de cactus ! Le plus grand des cactus mesure 12,03m et est donné pour avoir 1203 ans, j’en déduis donc qu’un cactus pousse à la vitesse d’1 cm/an. Nous passons à table assez tard vers15h puis nous remettons en route. Avant la sortie du désert, dernière petite séance photo. Une fois sortis, nous rejoignons notre hôtel, un hôtel de sel, bien sûr, les murs, les tables et les tabourets sont en sel ! Notre petit groupe s’entend bien, du moins c’est l’impression que j’en ai par rapport aux autres groupes.  D’ailleurs nous passons très rapidement aux jeux de cartes autour d’un bon verre de gnole slovaque. Toutes les langues se croisent pour s’expliquer les règles, mais les jeux simples font que tout le monde comprend vite, tout le monde rigole, nous essayons de nous maîtriser afin de ne pas réveiller les autres partis au lit bien avant nous.

 

Jour 2, réveil ok, ptit dej à l’hotel, j’ai la bouche sèche, très sèche, j’en parle à mes voisins, pareil, l’ambiance salée de l’hôtel sans nul doute. Puis, nous reprenons la route. Aujourd’hui, nous verrons du désert, du désert et du désert, le vent se lève, il est glacial. Au milieu de ce désert, nous découvrons notre première lagune et ces flamands rose. Il y en a de 3 types, les normaux, les andins (pointe de la queue noire) et le 3ème type. Ils vivent  à peu près tranquilles ici, quasiment à l’année, leur seul prédateur étant le renard andin qui se la joue plutôt facile. Pdt la nuit, avec ce vent glacial, les lagunes gèlent et immobilisent les flamands (véridique, je l’ai vu de mes yeux) et le renard n’a plus qu’à se servir. Nous découvrons également des roches volcaniques à qui l’érosion a donné d’étranges formes comme la plus célèbre, celle d’un arbre. J’ai n’ai pas encore franchi le mont blanc puisque nous sommes passés à 4746m slmt, mais ça viendra. Au fur et à mesure de la journée, le vent forcit et devient également de plus en plus froid. Nous finissons notre journée à l’une des 2 plus belle lagunes de la région : la Laguna Colorada aux couleurs rouges dues aux oxydes de fer. Il y a ici environ 70 000 flamands. Avec le vent, nous en nous attardons pas et rentrons à notre nouvel hôtel. Ici, c’est logement collectif, nous dormirons tous dans la même chambre. Nouvelle soirée à jouer aux cartes, je découvre que le fameux jeu du ‘trou du cul’ est également pratiqué aux Etats-Unis et au Canada. Juste, ENORME !! L’agence de voyage nous avait demandé d’emporter notre sac de couchage pour cette étape, mais les lits sont fournis en draps et il ne fait pas si froid que cela à l’intérieur.

 

Lundi, dernier jour, le réveil de nuit à 5h30 se fait plus difficile, le vent est toujours là, et à ce moment précis je ne regrette pas les 5$ investis avant le départ dans une paire de gants et un bonnet. Nous partons au premières lueurs du jours, passons notre point le plus haut, 5000m (ça y est, j’ai franchi le mont blanc), assistons aux joli spectacle de geysers de fumées de souffres puis nous rendons à une piscine thermale, l’eau est à 35°C. Petit bain avant le p’tit dej, quel régal, le plus dur c’est dans sortir. Enfin, la dernière étape, la Laguna Verde, juste avant la frontière chilienne où nous déposerons Thomas, Linda, Jamie et Aaron.

 

Après des adieux déchirants, non j’deconne, mais quand même, nous avons passé un bon moment ensemble, il est temps pour Placido, Gustavo et moi-même de reprendre la route, enfin la piste je veux dire… 7 à 8h, mas o menos, de 4x4 sur des chemins défoncés pour retourner à Uyuni.

 

Après quelques étapes pour voir de nouveaux cailloux où Gustavo et moi étions d’accord pour faire vite, nous sommes de retour à Uyuni vers 17h30, juste ce qu’il faut pour que je me trouve un bus pour rallier Potosi, à l’est, où, c’est décidé, je me reposerai un peu. Le départ du bus est à 18h3à0 et le temps de trajet ? 6h ! enfin, ça c’est que me dit la guichetière parce que nous arriverons à près de 2h du matin, toujours sur des routes confortables comme jamais, enfin, j’ai quand même réussi à dormir un peu après avoir discuté avec mon voisin, étudiant français, qui se promène un peu après un stage de 8 mois à Cusco.

 

Arrivée tardive, une duena me conseille de prendre un taxi pour trouver l’hotel, c’est plus sur. Je l’écoute et trouve donc rapidement une chambre, enfin, un placard de 4m2, mas o menos, mais c’est amplement suffisant. Je suis à l’arrière de cette maison style colonial, je donne sur une petite cour et donc pas de bruit de voiture, c’est pas cher, c’est parfait.

 

Ce matin, après un p’tit dej dans la dite petite cour ensoleillée, me voilà à mettre à jour. Je viens d’en avoir pour 2 heures, mas o menos et il me reste encore ces foutus photos à trier, mais ça on verra ce soir.

 

@ +

 

Seb




I survived the Death Road, twice !!

22:26, 16/10/2009, La Paz .. 0 commentaires .. Lien
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La Paz, le 16 Octobre 2009

 

Bonjour sous la pluie, une première (je crois) depuis mon arrivée en amérique du sud !

 

Commençons par le commencement, la route de la mort, ça c’est fait et deux fois en plus, sans un bobo !! Hier matin un mini-bus est passé me prendre à l’auberge pour cette journée d’excursion. Après 3/4h de route, nous arrivons finalement au départ de cette fameuse route à 4700m (je suis presque en haut du mont blanc !!). Le paysage est sec et il y a guère de végétation. Le guide nous annonce le programme : 68km de pure descente pour arriver à Coroico à l’altitude de 1200m. La première partie se fera sur route bitumée, avec la circulation. Il s’agit de la nouvelle route menant à Coroico. Ensuite, nous bifurquons sur la vraie route de la mort, un sentier non bitumé, non pavé, toujours emprunté mais seulement par les camions/voitures qui ont besoin d’aller aux quelques maisons perdues sur cette petite route. Et quand on attaque cette portion, on comprend pourquoi elle est si dangereuse. Elle est à peine plus large qu’une voiture et elle bordée par un précipice abrupt allant jusqu’à plusieurs centaines de mètres. Tout le long de la descente, nous voyons des stèles en mémoires de ceux qui y ont laissé leur vie et ce jusqu’à très récemment encore (mai 09). Au fur et à mesure que nous descendons, la végétation se verdifie, se densifie pour terminer en pure jungle avec des cascades tombant sur la route. Le spectacle est de toute beauté mais il faut rester concentré sur : 1, l’état de la route ; 2, le précipice ;  et 3, les voitures pouvant arriver en face à n’importe quel moment !!

 

Sportivement, je me sens plutôt à mon aise, mais spécialement dans les descentes. Sur les 68 km de plat, il y a eu 3 portions de 1km de plat qui, je ne dirai pas qu’elles m’ont fait souffrir, mais m’ont clairement rappelé que je n’aimais pas le vélo. A la fin de la descente, vers 13h, nous arrivons dans un petit village où tous les autres groupes prennent leur repas de midi. Mais pas nous !! Nous continuons 5 min pour trouver une auberge isolée avec piscine où nous déjeunons seuls. Nous avons eu un guide super sympa, Victor, une très bonne organisation, un beau t-shirt et un CD des photos de la journée qui m’ont réconcilié avec les sorties organisées.

 

Enfin, pour rentrer à La Paz, le chauffeur nous propose les 2 options : par la nouvelle route bitumée ou par l’ancienne route (celle que nous venons de descendre) plus chaotique mais qui nous fera gagner une hueure. À l’unanimité, nous reprenons la route de la mort en sens inverse. Nous arrivons donc en fin d’après-midi à La Paz pour un repose bine mérité.

 

Le soir, je sors avec 3 allemands pour un repas typiquement bolivien : une pizza qui, ma foi, n’était pas mauvaise, et c’est tant mieux parce qu’elle m’a couté la peau des fesse, 3$, c-à-d 3 à 4 fois, le prix d’un repas normal !!

 

Ce matin, après une bonne grasse mat’, je suis parti avec Nadia pour une excursion dans la partie basse de la ville, à la Vallée de la Lune, pour observer d’étranges formations géologiques. En ce début d’aprem, après un repas vraiment local cette fois, me voilà de retour à l’hôtel, à patienter sous la pluie en vous écrivant ces quelques lignes. Ce soir, je prends le bus pour le sud de la Bolivie, à Uyuni, pour un tour de 3 jours dans le désert de sel.

 

Seb

 

PS : devinez quoi ? Ya ‘Astérix, Mission Cléopâtre’ à la TV !!




Petit touriste pépère.

22:24, 14/10/2009, La Paz .. 0 commentaires .. Lien
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La Paz, le 14 Octobre 2009 (le soir, ce coup-ci)

 

Et bien, une bonne petite journée qui confirme mon premier sentiment d’hier, La Paz est vraiment agréable à vivre et qui me séduit bien plus que Lima. J’ai passé ma matinée à errer dans les marchés, à me renseigner sur les prix des souvenirs à touristes. Une première bonne surprise : pas d’agression, je veux dire par là que personne ne me saute dessus pour me vendre son article en me jurant qu’il me fait un prix pas cher, spécialement pour moi. Et, deuxième surprise, je pense que c’est lié, un t-shirt va être au même prix partout (30 bolivianos, réduit à 28 pour m’attirer) et c’est la même chose pour tout. Quand j’achète à manger dans la rue, je n’ai vraiment pas l’impression qu’il y a un prix pour les locaux et un prix pour moi.

 

Après cette petite matinée de déambulation dans l’hyper centre, je prends la direction de la colline de Killi Killi pour obtenir un joli panoramique sur la ville. Je n’ai vraiment pas faim, mais sur la route, je vois un barbecue avec des brochettes bœuf/poulet qui me font de l’œil et succombe à la tentation. En repartant, pour demander mon chemin, je demande le nom de la rue au cuistot qui me répond ne pas en avoir la moindre idée, bizarre… Après une dure ascension, c’est fou ce que cette ville est pentue, j’atteint donc le belvédère où j’aurai bien pris un café au soleil mais rien ne semble prévue pour accueillir le touriste, dommage.

 

L’après-midi, une fois n’est pas coutume sera consacrée à la visite de musée, 4, rien de moins. Bon, c’est pas des musées énormes, ils sont tous à côté les uns des autres et le ticket d’entrée (ridicule) inclut les 4, alors… Au programme :

-Le musée costumbrista pour un aperçu de l’histoire et de la vie sociale bolivienne à travers photos, maquettes, costumes et poupées ;

-Le musée du littoral bolivien où l’on s’aperçoit que, pour les boliviens, la perte de l’accès à la mer (suite à la défaite de la guerre du Pacifique contre les chiliens en 1883) demeure une blessure béante ;

-Le musée des métaux précieux sur les productions artisanale et artistique boliviennes. Les parures en or de l’époque pré-inca me font penser à des costumes réalisés en papier crépon/carton par des petits enfants, tout en étant conscient de la prouesse que c’était à l’epoque.

-La casa Murillo où j’ai pas trop compris où ils voulaient en venir…

D’une manière générale, la mise en scène assez pauvre est sauvée par les édifices, du plus pur style colonial parfaitement entretenus, chose rare, voire unique ici.

 

Après tant d’activité cérébrale, petit café pour se remettre et se poser un peu. Puis, la nuit arrivant, remise en route pour les rues commerçantes, toujours à fouiner, à m’arrêter regarder, avec les nombreux badaus, des matchs de catch sur les miniscules tv installées dans les stands avant de tomber sur un match Uruguay-Argentine décisif pour la qualification au mondial. Je me dit que ça, c’est à voir, un match de foot en amérique du sud. Je me dépêche de trouver un resto qui diffuse le match et n’attends qu’une chose, un but, pour entendre le commentateur crier ‘GOOOOOOOOOOOOOOAAAAAAAAAAAAAALLLLLL’. Il y 0-0 jusqu’à 5 min de la fin et sur un coup franc, l’argentine débloque son compteur et alors que le commentateur est bolivien, j’y ai droit ‘GOOOOOOOOOOOOOOAAAAAAAAAAAAAALLLLLL’ !!! Il me manque quand même la scène de liesse collective, je ne sais d’ailleurs pas si je dois être content ou pas et décide de rester silencieux pour éviter de froisser quelqu’un.

 

Retour tranquille à l’hôtel, car demain matin, réveil de bonne heure, pour la route de la mort…

 

@ +

 

Seb




C’est reparti mon kiki !

01:31, 14/10/2009, La Paz .. 0 commentaires .. Lien
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La Paz, le 14 Octobre 2009 (enfin depuis pas longtemps, il est 1h)

 

Le réveil fut matinal, 5h, sans réveil. Et oui, 2 jours à glandouiller à l’hôtel, ça fait qu’on se lève avec le soleil. Ça me laisse tout le temps qu’il faut pour aller à la gare des bus et prendre un ticket pour La Paz. Départ à 7h30. L’hôtesse m’annonce 7h de trajet et je ne sais pas pourquoi mais je sens que le trajet va être plus long que ça… et j’ai pas tort !

 

On ne prend pas la route la plus directe, on repasse par Yunguyo, on longe le lac titicaca, un peu moins beau aujourd’hui pour cause de temps gris. Je m’enferme dans mon bouquin et dans mes méditations, cf chanson ci-dessus. On passe la frontière bolivienne à pied (seulement ma deuxième à pied, incroyable, non ?), sans souci et on arrive à Copacabana vers midi(heure locale, +1h par rapport au pérou), toujours sur le lac Titicaca pour déposer les ¾ du bus. Petit détail, un homme rentre dans le bus et demande 1 boliviano de taxe pour le village, je lui réponds que je n’ai pas encore fait de change et suis acquitté de la taxe, cool. Je sais qu’on est plus très très loin de la Paz et me dit que le timing est jouable, auf que c’est… pause touristique. Rdv au bus à 13h. On finira par se remettre en route, dans un autre bus vers 13h30. J’ai profité de cette grande pause pour ajuster non pas un planning mais ma ‘to do list’ bolivienne. Je suis bien calé et fier de moi.

 

Nous finissons par arriver à La Paz vers 16h30 après une grande traversée de l’altiplano : plaine d’altitude à 4000m cernée par des monts enneigées. La Bolivie possède plus de 200 sommets à plus de 5000m et une bonne vingtaine à plus de 6000m, pas mal non ? Toutes les prairies ont cette couleur dorée de l’herbe brûlée et les quelques villages traversés semblent en construction depuis et pour toujours.

 

Le bus ne nous dépose pas à la gare mais dans une rue devant un hôtel. Tout le monde trouve ça bizarre, mais ça semble normal au chauffeur. Je soupçonne qu’il y ait parmi les locaux un guide avec quelques touristes qui avait besoin d’atterrir à cet hôtel. Guide en main, je traverse une petite partie de la ville (une grande descente et une grande montée, ya rien de plat dans cette foutue ville) pour trouver le Milano, une petite pension de famille coquette comme tout. Je retrouve 2 passagers du bus. Après m’être installé dans ma chambre qui heureusement donne sur la cour intérieure et pas sur la rue, ouf, je fait le point avec la patronne sur mon planning pour qu’elle me budgette toutes mes ambitions. Je ne pense pas que je passerai par elle, du moins, pas pour tout, mais au moins, ça me donnera une idée de la douloureuse.

 

Ensuite, et c’est là que je recommence à retrouver la patate, je prends mon sac à dos et part à la découverte de la ville. Que c’est bon, de découvrir un nouvel univers, non pas que ça soit très différent, mais c’est pas pareil. Ya une agitation de dingue, à traffic de fou, à manger et à boire partout. A ce sujet, je me dis qu’il est grand temps que je me remette à m’alimenter mais malheureusement, après un mini-sandwich, une petite papa rellena et 2 jus d’orange, je suis plus que calé. A Puno, je m’étais habitué à l’altitude (3800m), mais là, on est passé à 4100m (je crois) et ya une pollution énorme, du coup, je ressens un léger essoufflement, mais pas de mal de tête, c’est déjà ça ! Au cours de ma promenade, je retrouve mes collègues de bus et d’hotel et en profitons pour discuter un peu, mais oui, c’est ça le voyage, ça doit faire un petit mois que ça ne m’étais pas arrivé et c’est peut-être un peu pour ça que je perdais la fois. Je les laisse pour vaquer à mes occupations : essayer de trouver une lessives et autres détails pratiques et finis par les retrouver en début de soirée dans la cour de l’hôtel et c’est finalement après une bonne discussion de voyageur avec Nadia (la fille parmi les 2 compères) que je retrouve mon lit à cette heure tardive. Comme j’ai décidé qu’une bonne tenue de mon blog faisait partie de ma remise en avant, je m’y tiens et à 1h30 vous souhaite bonne journée, car pour vous, ça commence !

 

Allez, bonne bourre !

 

Seb

 




Sentiments, en chanson !

03:18, 13/10/2009, La Paz .. 0 commentaires .. Lien
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La Paz, le 13 Octobre 2009

Bon, c'est pas un article, c'est du lice au cybercafé, je prendrai el temps de parler de cette journée... drôle tant j'ai pu encore passer par divers sentiments. Ce soir je suis à La Paz, requinqué comme jamais, j'ai repris la route, découvert une nouvelle ville, tenté d'établir un programme (ça va être chargé), mais aujourd'hui dans le bus, mon iPod a eu la bonne idée de me jouer 'les murs de poussières' d'un certain Francis C.

Il rêvait d'une ville étrangère
Une ville de filles et de jeux
Il voulait vivre d'autre manière
Dans un autre milieu

Il rêvait sur son chemin de pierres
"Je partirai demain, si je veux
J'ai la force qu'il faut pour le faire
Et j'irai trouver mieux"
Il voulait trouver mieux

{Refrain:}
Que son lopin de terre
Que son vieil arbre tordu au milieu
Trouver mieux que la douce lumière du soir
Près du feu
Qui réchauffait son père
Et la troupe entière de ses aïeux
Le soleil sur les murs de poussière
Il voulait trouver mieux

Il a fait tout le tour de la Terre
Il a même demandé à Dieu
Il a fait tout l'amour de la Terre
Il n'a pas trouvé mieux
Il a croisé les rois de naguère
Tout drapés de diamants et de feu
Mais dans les châteaux des rois de naguère
Il n'a pas trouvé mieux
Il n'a pas trouvé mieux

{au Refrain}

Il n'a pas trouvé mieux

Il a dit : "Je retourne en arrière
Je n'ai pas trouvé ce que je veux"
Il a dit : "Je retourne en arrière"
Il s'est brûlé les yeux
Il s'est brûlé les yeux

 

Chansonement vôtre,

Sébastien




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